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Se protéger du feu quand on habite sur une île

Après l'incendie qui a complètement ravagé le gîte La bonne bouffe à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, en 2013, les élus de la municipalité tentent toujours d'améliorer la sécurité incendie sur l'île Verte.

Un texte de Julie Tremblay avec la collaboration de Patrick Bergeron

Le 31 juillet 2013, il a fallu plus de quatre heures aux pompiers de la municipalité de L'Isle-Verte, qui desservent Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, avant d'arriver sur les lieux de l'incendie qui a détruit un gîte centenaire. La marée les avait empêchés de traverser plus tôt.

Les élus de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, qui compte une cinquantaine de résidents permanents, ont depuis entrepris des démarches pour mettre en place un service de premiers répondants. Ils souhaitent ainsi agir plus rapidement en cas d'incendie.

Cependant, comme la population de l'île fluctue au gré des saisons, la municipalité ne peut respecter l'ensemble de la Loi sur les incendies et sur la formation des pompiers, une condition obligatoire pour la création d'un tel service.

Le maire, Léopold Fraser, explique que le service incendie de la MRC de Rivière-du-Loup, le ministère de la Sécurité publique et les assureurs de la ville ont tous déconseillé aux élus de mettre en place leur propre service de premiers répondants.

La MRC de Rivière-du-Loup a cependant suggéré de mettre en place un comité de citoyens pour réduire les dommages en cas d'incendie.

En attendant, la municipalité a acheté des réservoirs d'eau et des remorques qu'elle a installés près de l'hôtel de ville. Ils pourront être utilisés au besoin par les citoyens.

La municipalité a demandé un avis juridique à Québec pour obtenir une dérogation à la Loi sur les incendies. Cette décision pourrait faire jurisprudence et avoir un impact sur les villages isolés de la province.

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