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Sécheresse dans les champs du Bas-Saint-Laurent

Le beau temps des dernières semaines au Bas-Saint-Laurent a de quoi faire plaisir aux vacanciers et aux touristes. Toutefois, les rares précipitations donnent de sérieux maux de tête aux producteurs agricoles de la région. Tant et si bien que certains d'entre eux n'hésitent plus à parler de sécheresse.

Un texte de Jérôme Lévesque-Boucher

« C'est une catastrophe », laisse tomber le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) du Bas-Saint-Laurent pour qualifier les dernières semaines de récolte. Cela fait plus d'un mois que le Bas-Saint-Laurent a reçu une bonne pluie abondante qui abreuverait convenablement les champs. Il y a eu des averses et des orages à l'occasion mais c'est loin d'être suffisant pour sauver la production.

C'est particulièrement difficile pour les producteurs céréaliers. Opérant souvent en monoculture, ceux-ci ne peuvent pas profiter d'autres récoltes moins sensibles au temps sec pour pallier le problème et ainsi assurer leurs revenus annuels.

La sécheresse est particulièrement difficile dans la MRC de Rimouski. Claude Fortin, maraîcher de la région, essaie tant bien que mal de se faire philosophe en s'en remettant aux volontés de Dame nature. Cela dit, il ne se fait pas d'illusion sur l'issue de la deuxième pousse de ses récoltes.

Le secteur ouest aussi touché

Les producteurs des Basques et du Kamouraska sont aussi à bout de souffle. Pour Luc Bérubé, producteur de fraises et de pommes de terre à Trois-Pistoles, la sécheresse le force à faire de douloureux sacrifices qui mettent à mal ses revenus annuels.

La fraise poussant plus rapidement quand le temps est sec, Luc Bérubé perd une grande partie de sa production. Comme il n'a pas les installations requises pour transformer son produit, il est dans l'obligation de le laisser en friche. « On abandonne carrément les champs pour cette année », se désole le principal intéressé.

À Saint-Germain-de-Kamouraska, le Jardin « À tout vent » l'a échappé belle. Grâce à un système d'irrigation très sophistiqué, la fermière Clothilde Paulin a réussi à sauver la grande majorité de ses récoltes. Toutefois, il peut ne s'agir que d'une question de temps avant que son étang soit totalement vidé.

La sécheresse est d'autant plus préoccupante qu'aucune précipitation n'est prévue sur la Bas-Saint-Laurent avant jeudi. Les réserves de patience des producteurs sont donc comme leurs réserves d'eau... de plus en plus rares.

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