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Services aux élèves : des questions sans réponses, craint le syndicat des professionnels

Des membres du Syndicat des professionnels de l'éducation du Bas-Saint-Laurent s'inquiètent de la réorganisation des services aux élèves. Ils ont exprimé leurs craintes à la séance du conseil des commissaires de la Commission scolaire des Phares, lundi soir.

Ces orthopédagogues, psychoéducateurs, psychologues, conseillers pédagogiques et orthophonistes affirment qu'ils ne seront plus en service direct auprès des élèves.

« C'est très inquiétant, estime la présidente du Syndicat des professionnels et de l'éducation du Bas-Saint-Laurent, Sylvie Coderre. Le fait que le service soit retiré des écoles, comment ça va fonctionner? On ne le sait pas encore. On a des inquiétudes [concernant] cette nouvelle réorganisation. »

Suivis plus difficiles?

Selon les professionnels, les suivis effectués seront plus difficiles entre les différents intervenants.

Les services seront assurés, dit la commission

Pour sa part, le président de la Commission scolaire des Phares, Gaston Rioux, soutient que les services seront assurés.

« Les constatations qu'on a pu obtenir [...] nous indiquent qu'il y a une réorganisation importante qu'on peut faire des services professionnels de façon à pouvoir assurer les services d'une façon différente, dit-il. Ces changements s'appuient aussi sur la recherche ou aussi des conditions gagnantes qu'on est allé chercher en se comparant à d'autres commissions scolaires. »

Le Syndicat des professionnels de l'éducation du Bas-Saint-Laurent affirme que 13 postes ont été supprimés ou non renouvelés dans la dernière année.

Demandes budgétaires de Québec

Par ailleurs, la Commission scolaire des Phares a présenté lundi les moyens qui lui permettront de répondre à la demande de Québec d'atteindre l'équilibre budgétaire d'ici deux ans. Le gouvernement a demandé à l'organisation de retrancher 400 000 $ à son budget, ce qui porte son déficit à 1,9 million de dollars cette année. 

« Il y a une marge au niveau de trois enseignants, de trois postes qu'on n'aura pas besoin d'instituer cette année au niveau de la répartition de tous les effectifs scolaires, ce qui nous donne une marge de manoeuvre de 225 000 $, explique Gaston Rioux. De plus, l'augmentation de la clientèle et la [non-reconduction] d'un demi-poste de cadre nous font un total d'un peu plus de 400 000 $. »

Le président de la commission scolaire affirme que le travail de réorganisation doit se faire en collaboration avec les directions, les enseignants, les parents et les professionnels. Selon lui, le retour à l'équilibre budgétaire est un incontournable.

Un exercice de comparaison avec d'autres commissions scolaires a permis de constater que le nombre d'enseignants et de professionnels à la Commission scolaire des Phares est plus élevé qu'ailleurs, soutient-il.

La commission scolaire prévoit des dépenses de 111,9 millions de dollars cette année, alors que ses revenus sont de 110 millions de dollars.

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