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« Sous la ceinture, unies pour vaincre la culture du viol », un livre qui tombe à point

Judith Lussier, l'une des auteurs du livre « Sous la ceinture, unis pour vaincre la culture du viol », souligne que ce phénomène est omniprésent et tend à banaliser les gestes des agresseurs.

Un texte de Brigitte Dubé

Ce livre, qui vient de paraître aux éditions Québec-Amérique, tombe à point au moment où on discute amplement d'agressions sexuelles, avec les présumées agressions survenues sur le campus de l'Université Laval, les allégations portées contre le candidat à la présidentielle américaine Donald Trump et le député à l'Assemblée nationale Gerry Sklavounos.

En entrevue à Info-Réveil, l'auteure mentionne que la définition de viol est très différente d'une personne à l'autre, ce qui peut encourager certaines victimes à se taire. « Mais, constate-t-elle, entre un geste déplacé et un viol avec violence physique, il y a toutes sortes de possibilités. »

L'auteure ajoute que la culture du viol banalise aussi les rapports de domination entre hommes et femmes. Celles-ci deviennent des objet sexuels dans le regard des hommes.

Par ailleurs, observe Mme Lussier, chaque fois qu'il y a une vague de dénonciations, on déterre quelque chose de plus gros.

« Des femmes réalisent qu'elles ont vécu ça. On entend dire : "Je me sens mal depuis deux ans. Je pensais que c'était de ma faute. ". Dans leur entourage, on leur dit souvent : " Mais tu l'as laissé rentrer chez toi! " »

Les victimes sont encouragées à garder le silence, à demeurer dans la honte et à ne pas parler de leur agression », ajoute l'auteure.

Judith Lussier souligne qu'il faut sensibiliser davantage la population à cette notion de consentement, de façon à changer les mentalités.

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