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Squelette sur une plage à l'Anse-à-Beaufils : mystère résolu

Un immense squelette sur une plage de L'Anse-à-Beaufils suscite beaucoup de discussions et de commentaires sur Facebook ces jours-ci. Le mystère vient d'être résolu par le Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM).

Un texte de Pierre Cotton

Des photos de la carcasse ont d'abord circulé sur les réseaux sociaux. Le GREMM a identifié les ossements, ceux d'une baleine. Il s'agit d'un petit rorqual qui se serait échoué le 16 juin dernier selon ses registres. L'animal s'était empêtré dans des agrès de pêche aux homards, explique Josiane Cabana, porte-parole du GREMM :

« Le 16 juin, la centrale d'urgence de mammifères marins a été contactée par un pêcheur qui [...] avait remarqué que ses engins de pêche avaient disparu le 13 juin, et quelques jours après donc, à peu près 2 miles d'où il avait l'habitude de faire descendre ses cages, il a retrouvé ses six casiers à homards qui étaient finalement ficelés autour du corps d'un petit rorqual [...] et malheureusement, l'animal était mort quand le pêcheur est arrivé sur les lieux. »

C'est Richard Proulx, un officier-guide-animateur pour les Bateliers de Percé, qui a pris les photos et interpellé le GREMM. Il a obtenu une réponse il y a deux jours. Lors de sorties en mer, il se fait souvent poser des questions par les touristes voulaient savoir de quoi il s'agissait :

Des prélèvements scientifiques sur la baleine

La carcasse, une femelle adulte de 8 mètres de longueur, pesait environ une dizaine de tonnes selon les chercheurs. À l'origine,  le mammifère se trouvait dans le secteur de Cap-d'Espoir, puis a il dérivé sur une plage de l'Anse-Beaufils. Lorsqu'elle a été retrouvée, en juin, la carcasse était relativement intacte. Des prélèvements ont pu être effectués afin d'identifier les contaminants ingérés et la génétique de l'animal qui peut vivre une cinquantaine d'années, explique la porte-parole du GREMM.

« Heureusement, on a des bénévoles qui ont été disponibles et qui ont pu faire de l'échantillonnage de cette carcasse, donc elle a servi à la science une fois qu'elle s'est échouée. On a récolté un échantillon de peau, de gras et de muscle sur le corps de l'animal », précise Josiane Cabana.

La mer se chargera de reprendre les restes

Aujourd'hui, il ne reste que les os et une très forte odeur de putréfaction selon les gens qui se sont approchés des restes, sur un bout de plage isolée et difficile d'accès, loin des habitations. Le Ministère de l'Environnement n'est pas intervenu pour retirer la carcasse.

Le GREMM ne tentera pas non plus de récupérer le squelette. La mer de l'Atlantique Nord se chargera donc de reprendre les restes de ce mammifère marin et de le décomposer dans les eaux, là où il est né.

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