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Stabilité, unité et souveraineté : les défis de Jean-François Lisée

L'enseignant en science politique au Cégep de Baie-Comeau, Marcel Marsolais, affirme que les membres ont choisi la stabilité en élisant Jean-François Lisée à la tête du Parti québécois. Il rappelle toutefois que les défis qui se présentent au nouveau chef sont de taille.

Un texte de Guillaume Bouillon

M. Marsolais rappelle que le nouveau chef est un politicien d'expérience et qu'au sein du Parti québécois, on veut peut-être quelqu'un d'immédiatement efficace en chambre pour faire face à Philippe Couillard en vue de préparer les élections d'octobre 2018.

Marcel Marsolais affirme que le premier défi de Jean-François Lisée est interne, soit celui de refaire l'unité du parti qui, selon lui, a été drôlement ébranlée pendant les cinq mois de la course à la chefferie.

« Il faut regagner la confiance d'abord des membres du Parti québécois, ensuite des députés et des exécutifs de comtés. Il y a beaucoup de boulot, beaucoup de téléphones à faire pour M. Lisée au cours des prochaines semaines », souligne-t-il.

Marcel Marsolais rappelle que le Parti québécois est en chute dans les sondages et dans les intentions de vote.

« Autour de 25 %. On n'a jamais vu ce parti avec un pourcentage aussi faible dans les dernières décennies. Alors on ne peut pas faire de discrimination chez les membres. Au sein des députés présentement, on a besoin de tout le monde », prévient-il.

Marcel Marsolais rappelle que le Parti québécois est d'abord et avant tout le parti des régions et que la plupart des députés élus en proviennent.

M. Marsolais note que les députés sont majoritairement issus des régions ressources, comme le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et la Côte-Nord, par exemple.

« M. Lisée devra développer un programme axé surtout sur la défense des intérêts en région, comme les emplois, et la diversification économique dont les régions ressources ont besoin », indique-t-il.

Marcel Marsolais termine en affirmant qu'à court terme, le boulot de Jean-François Lisée est d'abord et avant tout de refaire le ciment qui a toujours lié le Parti québécois. « Faire en sorte que le parti devienne celui d'une seule cause, la souveraineté. Mais il doit le faire en proposant un programme très varié à la population québécoise », précise-t-il.

M. Marsolais prévient toutefois que M. Lisée devra être prudent, car « la majorité des Québécois, entre 60% et 75%, ne veut pas la tenue d'un référendum. »

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