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Stratégie maritime : mariage entre l'École des pêches et l'Institut maritime

L'Institut maritime du Québec (IMQ) de Rimouski et l'École des pêches et de l'aquaculture du Québec (ÉPAQ) signent une entente de partenariat. Les deux institutions souhaitent ainsi renforcer leur collaboration dans les domaines de la formation, de la recherche appliquée, de l'aide technique et de l'innovation.

D'après le ministre responsable de la Stratégie maritime, Jean D'Amour, cette nouvelle alliance entre les deux écoles de formation du Québec du secteur marin aidera à résoudre le problème de pénurie de main-d'œuvre auquel sont confrontées les entreprises.

« Ce qu'on dit aujourd'hui aux armateurs, c'est qu'on est en train de travailler pour vous aider », a lancé le ministre D'Amour.

Plus de 2000 postes seront à pourvoir dans le domaine maritime d'ici trois ans.

Complémentarité

La directrice de l'École des pêches et de l'aquaculture, Isabelle Jalbert, explique que les missions des deux organismes sont différentes. L'ÉPAQ s'adresse aux entreprises de pêches et d'aquaculture et touche tant à la capture, l'élevage qu'à la transformation. L'IMQ vise les entreprises du secteur maritime tant en transport qu'en construction ou en navigation. Reste que les deux sont complémentaires, ajoute Mme Jalbert.

Même si la manière dont s'incarnera les échanges n'a pas encore été déterminée, Isabelle Jalbert, cite en exemple navigation, un domaine où les échanges entre les deux institutions pourraient être fructueux.

Ainsi, dit-elle, un bateau de pêche et un navire de croisière peuvent être de même tonnage et les examens, certaines formations seront similaires. Donc, poursuit Mme Jalbert, une classe pourrait rassembler six élèves de l'ÉPAQ et six autres de l'IMQ. « Beaucoup de pêcheurs tentent d'améliorer leur employabilité. L'idée est de faciliter le passage des étudiants entre les deux organisations », précise la directrice de l'ÉPAQ.

L'idée de ce partenariat n'est pas nouvelle.

« En travaillant avec le directeur de l'IMQ on a trouvé un ancien protocole d'entente qui existait dans les années 90 », raconte Mme Jalbert.

Plan d'action pour l'École des pêches et de l'aquaculture

L'École des pêches et de l'aquaculture se relève d'une période difficile où même sa survie était en jeu.

L'ancien ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, avait d'ailleurs donné un sursis de deux ans à l'école pour la mise en œuvre d'un plan d'action pour augmenter sa clientèle.

L'École poursuit toujours ses efforts et depuis 2015, les inscriptions étaient en hausse. L'offre d'une formation à distance, la modulation des programmes sont parmi les actions qui ont donné le plus de résultats jusqu'à maintenant, indique la directrice de l'ÉPAQ.

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