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Suicide dans les communautés autochtones : les efforts de prévention se poursuivent

Au moment où Québec déclenche une enquête publique sur les causes et les circonstances de cinq suicides survenus à Uashat-Maliotenam en 2015, les efforts de prévention se poursuivent dans les communautés autochtones du Québec.

Un texte de Charles Alexandre Tisseyre

Le superviseur des services de première ligne du conseil tribal Mamit innuat, Francis Caron, étudie les méthodes de prévention, tout comme les facteurs de risque qui peuvent amener des personnes à avoir des pensées suicidaires.

Selon lui, la dépression et la détresse psychologique forment des facteurs prédominants. À cela s'ajoute la perte d'emploi, de culture et d'identité.

Le conseil de bande de Uashat-Maliotenam invoque à son tour « la perte des repères et la lourdeur de [l'histoire] », ainsi qu'entre autres « le colonialisme, la dépossession et l'assimilation ».

C'est pour cette raison que Mamit innuat axe ses activités sur la collaboration entre les différents intervenants dans les communautés pour tenter de trouver des solutions.

Francis Caron est d'avis que la gouvernance dans les communautés devrait avoir plus de pouvoir.

Réduire la toxicomanie

De plus, tant Mamit innuat que le conseil de bande de Uashat-Maliotenam identifient la toxicomanie comme facteur de risque important.

Pour sa part, Francis Caron estime qu'il est essentiel de travailler de concert avec les proches des personnes souffrant d'un problème de dépendance.

Un colloque sera organisé, la semaine du 15 février, dans la communauté innue d'Ekuanitshit. Des membres de la communauté de La Romaine, de Pakuashipi et de Nutashkuan s'y joindront pour discuter des problèmes de toxicomanie. L'objectif est notamment d'améliorer les mécanismes d'intervention.

Selon Santé Canada, les taux de suicide sont de cinq à sept fois plus élevés chez les jeunes des Premières Nations que chez les jeunes non autochtones.

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