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Suncor : l'équivalent de 200 camions de sols contaminés

Près de 2600 tonnes de terre, assez pour remplir environ 200 camions : c'est le volume de sols contaminés qui a dû être excavé à Rimouski-Est à la suite du déversement d'essence survenu en janvier aux installations de la compagnie Suncor.

Un texte de Ariane Perron-Langlois d'après les informations de Denis Leduc

Un porte-parole de Suncor, Dean Dussault, confirme que la première phase des travaux sur la rue Lebrun s'est terminée avec l'excavation de 2583 tonnes métriques de sols contaminés. Selon le directeur des Travaux publics de la Ville de Rimouski, Patrick Caron, la ville s'attendait à ce qu'une telle quantité de terre contaminée soit retirée du sol.

Une deuxième phase de décontamination nécessaire

Maintenant que la première phase de travaux de décontamination est terminée, la compagnie Suncor a entrepris une deuxième phase de travaux de décontamination, qui n'était pas prévue au départ. Ces nouveaux travaux visent à s'assurer qu'il n'y a plus aucune trace d'essence dans la nappe phréatique.

Alors que les travaux de la première phase ont été complétés sur le domaine public, dans le secteur de la rue Lebrun, cette deuxième phase sera réalisée sur les terrains de Suncor, en bordure du bassin de rétention de ses réservoirs.

Cette deuxième phase des travaux devrait durer une dizaine de jours. Au terme de ceux-ci, le porte-parole de Suncor, Dean Dussault, affirme que le site sera « parfaitement sécurisé ».

L'origine du déversement : une fuite dans le bassin de rétention

Par ailleurs, la première phase de travaux a permis de mieux identifier l'origine de la contamination. Selon le directeur des travaux publics de la Ville de Rimouski, l'excavation a pu montrer que les conduits entre le port et les réservoirs de Suncor ne fuyaient pas. « Tous leurs conduits ont été dégagés dans la décontamination des sols. Nous, physiquement, on a pu constater que leurs conduits ne fuyaient pas », affirme M. Caron.

Par conséquent, la présence d'essence sous la rue Lebrun serait le résultat d'une fuite dans le bassin de rétention des réservoirs. « Il y avait une canalisation qui, semble-t-il, a permis à la gazoline qui était dans le bassin de rétention lors de l'incident de janvier [de] contaminer les sols à cette hauteur-là de l'avenue Lebrun », explique Dean Dussault.

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