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Superclinique à Rimouski : des réactions mitigées

L'annonce de la création d'une superclinique à Rimouski par le ministre de la santé Gaétan Barrette suscite des réactions mitigées au Bas-Saint-Laurent.

Le Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l'Est du Québec accueille froidement la volonté de Québec d'implanter une cinquantaine de supercliniques dans la province, dont une à Rimouski.

Le syndicat, qui compte environ 1400 membres au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, ne croit pas que ces supercliniques vont améliorer les services aux patients.

La présidente du syndicat, Micheline Barriault, croit que le ministre aurait dû étendre les heures d'ouverture des CLSC et des groupes de médecine familiale existants, plutôt que de créer de nouvelles structures.

Cinquante cliniques doivent être créées d'ici la fin de 2018 pour améliorer l'accès aux soins de santé et désengorger les salles d'attente des hôpitaux.

Horaires peu intéressants pour les médecins omnipraticiens

De son côté, l'Association des médecins omnipraticiens du Bas-Saint-Laurent accueille favorablement l'intention de Québec d'implanter une superclinique à Rimouski. La présidente de l'Association, Josée Bouchard, s'oppose toutefois à l'intention du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, d'imposer des heures d'ouverture de 12 heures par jour, même le week-end. Selon elle, cela pourrait faire échouer le projet en décourageant les médecins d'ouvrir ce genre de super-cliniques.

Josée Bouchard, croit, tout comme le ministre, qu'il n'est pas nécessaire d'implanter de supercliniques dans l'Ouest du Bas-Saint-Laurent.

Il faut qu'il y ait un bassin de population suffisant pour qu'on puisse voir le développement de ces cliniques-là et que ce soit intéressant.

Déception chez les infirmiers

L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec se dit déçu par le modèle proposé par Québec. D'après lui, ces supercliniques n'assureront pas la continuité des soins ni la prise en charge de la clientèle qui souffre de maladies chroniques, ce qui représente plus de 50 % de la population québécoise.

L'ordre demeure convaincu que la présence des infirmières praticiennes spécialisées demeurent la solution pour améliorer l'accès aux soins de santé.

D'après les informations d'Ariane Perron-Langlois.

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