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Temps difficile pour les usagers du transport adapté dans la Baie-des-Chaleurs

Les modifications au service de transport adapté causent bien des désagréments aux organismes communautaires de la Baie-des-Chaleurs. Depuis septembre dernier, le service est assuré par la Régie intermunicipale de transport Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

La transition cause bien des désagréments aux organismes communautaires. Les organismes doivent composer avec une baisse de services au moment même où les demandes de transport augmentent en raison d’une population vieillissante.

La directrice de l’Association des TCC et ACV Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, France Leblanc, raconte qu’elle a tenté d’organiser une activité hebdomadaire à la piscine cet automne, comme elle le fait chaque année.

Cela n’a pas été possible de joindre tout le monde puisqu’il n’y a plus d'autobus disponible pour cette journée. « Mon intervenante ne peut pas aller chercher des gens à Carleton et à New Carlisle dans le même transport. On a des gens qui ne peuvent pas venir à la piscine parce qu'on ne peut pas les transporter. »

Pour plusieurs utilisateurs, le transport adapté est le moyen de transport principal.

Le directeur de la Régie intermunicipale de transport, Antoine Audet, explique qu’il y a maintenant quatre véhicules en service. « Antérieurement, ajoute-t-il, il y avait un véhicule, qui n'était pas un véhicule de transport adapté, mais qui était aussi disponible de trois à quatre heures par jour pour faire des trajets courtes distances. Ces heures-là, on les a réparties sur nos quatre véhicules »

Conductrice d’un véhicule de transport adapté dans la région depuis 10 ans, Judith Cyr, constate que la clientèle est par contre en augmentation. « Mes horaires sont de plus en plus chargés, dit-elle, je vois une grosse différence sur le plan de la logistique, il faut arriver à tout cadrer ces gens-là dans le transport. »

Antoine Audet admet que le transport ne peut pas répondre à toutes les demandes : « Pour les loisirs, on essaie de placer ça dans l’horaire, mais il y a des choses qu’on ne peut pas faire. »France Leblanc souligne que les activités sociales sont aussi très importantes pour la santé de sa clientèle.

Le transport adapté coûte 440 000 $ par an. La Régie effectue en moyenne 500 déplacements par semaine.

Le service est financé à 60 % par le ministère des Transports. Le reste de la facture est également partagé entre les municipalités et les usagers.D'après les informations de Léa Beauchesne

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