Comme partout au Québec, l'industrie du golf traverse des moments critiques au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. Le nombre de golfeurs est en chute libre et certains clubs sont en sursis, comme le Club Boule Rock de Métis-sur-Mer, qui est à vendre depuis deux ans.

Les jeunes s'intéressent peu au golf et les baby-boomers sont de moins en moins nombreux sur les parcours. L'impact financier de la clientèle qui diminue pèse de plus en plus sur plusieurs clubs.

Le Club Boule Rock de Métis-sur-Mer, qui va célébrer ses 100 ans d'existence dans trois ans, illustre bien les difficultés de cette industrie. Son propriétaire, Guy Gagné, a mis son entreprise en vente il y a deux ans. Depuis, il n'a reçu aucune offre pour son terrain pour lequel il accepterait presque à contrecœur, deux millions dollars.

Le directeur général du Club Val-Neigette, Richard Plourde, constate lui aussi que les temps sont difficiles. Sur le territoire de la ville de Rimouski, l'offre est plus forte que la demande. Les gens ont accès à quatre terrains de 18 trous et à un neuf trous dans un rayon de quelques kilomètres seulement.

Des clubs de la région se regroupent pour séduire les jeunes. Au Club de golf Bic, le professionnel, Michel Blier demeure optimiste. « Nous faisons beaucoup d'académies de golf. Nous faisons des approches pour que le golf entre dans les écoles », explique-t-il.

Entre-temps, les propriétaires des clubs de golf ajustent leur modèle d'affaires aux nouvelles réalités du marché où la clientèle est de plus en plus exigeante et volatile.

D'après le reportage de Harold Michaud.

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