Près d'une centaine de citoyens ont assisté lundi soir à Saint-Honoré-de-Témiscouata à la première d'une série de 25 rencontres prévues par TransCanada dans le cadre de son projet Énergie Est. Au cœur des discussions, les questions de sécurité.

TransCanada dit en effet avoir constaté que la sécurité était une préoccupation principale des communautés touchées par le trajet éventuel de l'oléoduc. Ce sont donc les premières rencontres axées exclusivement sur cet enjeu : sécurité et mesures d'urgence.

« Je ne sais pas si vous avez lu le rapport qui est sorti de l'Institut Fraser il y a 6 ou 8 semaines. Ils ont compilé des statistiques du Bureau de la sécurité du transport et de Transports Canada, et ils ont conclu que, par volume, les oléoducs sont quatre fois et demie plus sécuritaires que les rails pour transporter du pétrole sur de longues distances », affirme le porte-parole Tim Duboyce.

Des manifestants sceptiques

Une trentaine de manifestants du mouvement Stop oléoduc Témiscouata étaient également présents. Ils ont brandi des pancartes et remis des dépliants d'information.

Ils croient que les rencontres ne sont qu'une action de relations publiques, et que l'intention cachée est plutôt de regagner les élus québécois après la sortie du maire de Laval, Marc Demers. En septembre, il disait vouloir bloquer le projet et a appelé à une mobilisation du monde municipal.

Louis Fréchette, du mouvement Stop oléoduc et résident de Lejeune, croit que la population continue d'être sceptique quant au projet, même après que le terminal maritime à Cacouna a été retiré des plans en avril.

« C'est pour ça qu'on est ici comme citoyens. C'est qu'on sait qu'on va payer une fortune à s'adapter aux changements climatiques, ça va nous coûter une fortune. On est peut-être la dernière génération qui peut effectuer un changement. Je pense que c'est un devoir de tout citoyen informé de refuser ce développement-là », a dit Louis Fréchette.

TransCanada doit annoncer d'ici la fin de 2015 si elle prévoit toujours la construction d'un terminal maritime au Québec. Si elle reçoit l'approbation du gouvernement fédéral, l'entreprise prévoit amorcer la construction en 2017, pour une mise en service en 2020.

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