Retour

Transition énergétique : l'UPA veut faire partie des décideurs

L'Union des producteurs agricoles (UPA) veut être au centre des décisions concernant le développement de la filière des hydrocarbures. Dans le cadre de la commission parlementaire sur le projet de loi 106, l'organisme demande au gouvernement d'être nommé au conseil d'administration de Transition énergétique Québec (TEQ) ou à la Table des parties prenantes, qui assistera le TEQ dans l'élaboration et la mise en oeuvre de son plan directeur.

Un texte de Julie Tremblay avec la collaboration de Patrick Bergeron

L'UPA considère que la majorité des projets de développement des hydrocarbures risquent d'être localisés principalement dans les basses terres et le long du littoral du fleuve Saint-Laurent. Comme ces secteurs sont principalement agricoles, le syndicat veut avoir son mot à dire sur leur avenir. 

Ses représentants estiment que « l'utilisation prioritaire [de ces terres] doit être la pratique de l'agriculture » et que « l'extraction d'hydrocarbures ne doit pas entrer en concurrence avec l'agriculture et la foresterie ».

C'est pourquoi ils demandent au gouvernement de protéger l'entièreté des territoires zonés agricoles.

Selon son premier vice-président, Pierre Lemieux, l'UPA cherche à « protéger les entreprises agricoles et les propriétaires forestiers qui vont être touchés, parce que c'est principalement chez eux que ça va se passer », affirme-t-il. Il considère qu'il est primordial que les producteurs agricoles soient représentés au sein des organismes décisionnels.

Le droit d'exproprier doit être une exception, selon l'UPA

Dans son mémoire, l'UPA ajoute que le projet de loi 106 est inquiétant, puisqu'il permet aux entreprises privées d'exproprier des particuliers pour réaliser leurs travaux. L'organisme souligne que cela mine les négociations entre les propriétaires et les entreprises : « Les promoteurs qui utilisent le territoire avancent souvent l'argument concernant leur capacité à exproprier afin de conclure des ventes [...] à rabais auprès des propriétaires fonciers », peut-on lire dans le mémoire.

L'UPA demande d'ailleurs à ce que chaque cas d'expropriation soit examiné par les élus de l'Assemblée nationale et fasse l'objet d'une loi spéciale. Elle souligne que des fonds devraient être prévus pour aider les propriétaires à négocier où à se défendre devant les tribunaux, si besoin il y a.

Pierre Lemieux ajoute toutefois que dans un monde idéal, Québec opterait pour le développement des énergies vertes plutôt que celui des hydrocarbures, de façon à assurer l'avenir des entreprises agricoles. L'UPA croit aussi que le projet de loi 106 devrait être scindé afin qu'une loi spécifique à la filière des hydrocarbures soit étudiée.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un enfant impressionne à la batterie dans le métro de New York





Rabais de la semaine