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Traverse Gaspésie-Anticosti-Côte-Nord : l’espoir renaît à Rivière-au-Renard

L'espoir de ceux qui rêvent de faire revivre le projet de traverse reliant la Gaspésie, l'île d'Anticosti et la Côte-Nord est ravivé après que le premier ministre Philippe Couillard se fut engagé à étudier le projet.

Un texte de Brigitte Dubé d'après une entrevue réalisée par Marie-Josée Paquette Comeau à Bon pied bonne heure

La Corporation de développement Rivière-au-Renard, mise sur pied en 2007, est l'organisme porteur du projet de base du traversier pour Anticosti. L’équipe a peaufiné son projet de 2007 à 2014, où elle l’a déposé.

L’administrateur Jacques Dufresne rappelle que le premier lien saisonnier entre la Gaspésie et Anticosti était un service du Groupe Desgagnés. Il a été interrompu à la suite du déluge survenu en 1996.

Il rappelle que les deux premières années avaient été déficitaires et que la troisième s’annonçait rentable. Mais le déluge est venu brouiller les cartes. « Avec l’absence de touristes, l’entreprise a dû essuyer des pertes de 2,24 millions de dollars, avance l’administrateur. Je pense que la traverse fonctionnerait encore s’il n’y avait pas eu ces imprévus. »

Il y a eu d'autres tentatives infructueuses, mais, selon lui, les choses ont bien changé depuis.

M. Dufresne ajoute que le milieu n’était pas prêt à l’époque, mais que le contexte est différent. Il y a maintenant le projet majeur de 18 millions de dollars à Rivière-au-Renard, visant à faire de cette municipalité la capitale des pêches.

« Le nombre de touristes pourrait passer de quelques milliers à 50 000 avec ce projet, prévoit-il. De plus, il y a la clientèle de Forillon et les touristes qui veulent visiter Anticosti et les îles Mingan. Ces trois sites sont devenus nos partenaires. Ils n’étaient pas là en 1996. »

Tout en admettant que le projet actuel s’inspire de celui du Groupe Desgagnés, M. Dufresne estime que son bateau n’était pas adéquat.

« Ce qu’on espère avoir, c’est un catamaran beaucoup plus gros que celui de Rimouski, avec une capacité de 300 personnes et de 60 voitures, qui naviguerait à une vitesse de 32 à 35 nœuds », précise-t-il.

M. Dufresne espère le soutien du gouvernement ou même une prise en charge par la Société des traversiers.

Rappelons par ailleurs que le maire d'Anticosti, John Pineault, a demandé à la Société des traversiers d'examiner l'ajout d'une desserte maritime distincte pour l'île.

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