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Trop de pression sur les ambulanciers à Paspébiac, selon le syndicat

Le manque de médecins provoque des ruptures de service la nuit, au CLSC de Paspébiac. Les patients alités sont alors transportés par ambulance vers l'hôpital de Maria ou de Chandler. Selon le syndicat, la situation met de la pression supplémentaire sur les ambulanciers.

Un texte de Brigitte Dubé avec la collaboration de Geneviève Génier Carrier

Le vice-président de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec, André Tremblay-Roy, juge aussi inacceptable que ce surcroît de transports entraîne une disponibilité moindre des effectifs pour le secteur desservi. Selon lui, la population en paie le prix.

Il réclame une amélioration des horaires et un véhicule additionnel auprès du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Gaspésie.

André Tremblay-Roy juge injuste que le CISSS ait accordé une ambulance de plus pour compenser les distances plus grandes à parcourir en raison du détour du pont de la rivière Cascapédia.

« On parle de transports qui partent de Caplan ou de New Richmond, précise-t-il. Ils sont plus près de l’hôpital de Maria que nos ambulanciers qui desservent le secteur de Paspébiac, Bonaventure et Chandler. Ils ont encore plus long de trajet à faire et ils ont le même détour lorsqu’ils vont à Maria, mais le CISSS n’a pas ajouté d’effectifs. »

M. Tremblay-Roy pense qu’il y a plusieurs solutions, mais estime que la situation remet sur la table la question des horaires de faction, qui font en sorte que les ambulanciers partent de leur résidence plutôt que du poste des ambulances. Le temps d’intervention est plus long, rappelle-t-il.

Il y a actuellement un poste d’ambulances à Bonaventure avec un véhicule et un autre Paspébiac, où deux véhicules sont disponibles. Ces deux postes appartiennent à la même entreprise, Groupe Radisson. Ils comptent plus d’une trentaine d’employés, incluant ceux qui travaillent à temps partiel.

Pour sa part, le directeur des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques du CISSS de la Gaspésie, Michel Bond, rappelle que la situation n’est pas nouvelle pour la direction des services professionnels (DSP).

« C’est arrivé dans le passé et la DSP fait des démarches importantes pour combler l’ensemble des quarts, mais ce n’est pas toujours possible », explique-t-il.

M. Bond ajoute que des infirmières sont sur place pour répondre aux personnes qui se présentent au CLSC.

La responsable des communications du CISSS, Geneviève Cloutier, confirme que la situation est ponctuelle et que le manque de personnel est temporaire. La situation devrait s’améliorer avec l’arrivée d'un nouveau médecin en décembre.

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