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Troubles alimentaires : « la ligne est mince », soutient une psychologue

Les troubles alimentaires sont souvent associés aux femmes ainsi qu'à l'anorexie et à la boulimie, mais ils sont beaucoup plus variés et touchent de plus en plus les hommes.

Un texte de Laurence Gallant

Dans le cadre de la Semaine des troubles alimentaires, la psychologue spécialiste de la problématique du poids, Mélodie Bérubé, rappelle que la société est centrée sur l’image et les apparences, et que ce n'est rien pour régler certains problèmes.

Il est, dans ce contexte, souvent difficile d'être satisfait de son corps tel qu'il est, que ce soit auprès de la gente masculine ou de la gente féminine.

À partir du moment où il y a des obsessions qui prennent de la place, on peut commencer à parler de trouble alimentaire, parce qu’il y a une souffrance qui commence à être importante.

Mélodie Bérubé, psychologue

Outre les restrictions autour de la nourriture, les troubles alimentaires sont aussi reliés aux crises et aux compulsions, appelées « hyperphagie » par les spécialistes.

Il va y avoir souvent une prise de poids plus importante, mais la souffrance est aussi grande.

Mélodie Bérubé, psychologue

Mélodie Bérubé souligne qu'environ 80 % des personnes se disent insatisfaites de leur image corporelle, de leur poids ou de leur alimentation.

Les préoccupations autour de l'apparence prennent beaucoup de place, et les hommes n'y sont pas à l'abri. Ils peuvent être très centrés notamment sur la prise de masse musculaire.

Comme le souligne la psychologue, il n’est pas évident de prendre conscience qu’on est touché par un trouble alimentaire.

La ligne est très mince et surtout dans notre société, actuellement.

Mélodie Bérubé, psychologue

Il est difficile de faire la part des choses entre le trouble alimentaire et le fait de prendre soin de sa santé et de son apparence. La vigilance est donc de mise :

« Souvent, les préoccupations, et surtout actuellement, peuvent sembler normales, c'est à dire que on va toutes vouloir manger santé, bien manger, l'idée de s'entraîner pour être en forme aussi. Par contre, à partir du moment où là ça commence à prendre plus de place, [...] quand ça commence à être souffrant, stressant d’avoir faim, parce qu’on ne veut pas trop manger, c'est là que le son de cloche devrait arriver », explique la psychologue.

La Semaine des troubles alimentaires se poursuit jusqu'au 7 février.

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