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Un campement vert devant la cimenterie de Port-Daniel-Gascons

Des militants d'Environnement Vert Plus ont érigé un campement d'information sur la cimenterie de Ciment McInnis à Port-Daniel-Gascons.

Les environnementalistes veulent obtenir des réponses à leurs questions entourant la cimenterie en construction. Malgré l'avancement des travaux, ils demandent toujours un examen du projet par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

Les militants ont installé leur camp à l'Anse McInnis, où l'impact de la cimenterie en construction est le plus important pour le moment. Ils y séjourneront quelques jours afin de rencontrer des résidents.

Le porte-parole d'Environnement Vert Plus, Pascal Bergeron, explique que les expropriés quittent à regret des demeures qui, souvent, les ont vus grandir. « Il y en a qui nous ont dit que ça leur crevait le cœur de devoir partir », rapporte M. Bergeron.

Les gens, selon lui, s'interrogent sur l'impact du projet de 1,5 milliard de dollars sur la valeur de leur propriété.

Des propriétaires qui vivent à proximité du chantier rapportent effectivement n'avoir reçu aucune offre de Ciment McInnis depuis un an.

Propriétaire de la maison familiale, Gilles Bourque a offert à Ciment McInnis d'acheter sa maison. Il attend une réponse depuis plus d'un an. « Je ne veux pas me débarrasser de ça pour aller chercher des 200 000 $ ou 400 000 $, ce n'est pas ça, soutient M. Bourque, je veux juste avoir le respect de donner l'argent qu'on mérite. »

L'homme se demande à qui il pourra vendre une maison située tout près d'une cimenterie.

Ce sont, pour Environnement Vert Plus, des arguments qui plaident en faveur de la tenue d'audiences publiques. « À quel point on a le droit de refuser, se demande le militant écologiste, surtout quand on n'a jamais accepté que cette cimenterie s'établisse ici. Il n'y a jamais eu de consultation publique. »

Rencontre à venir

Toxique pour les uns, économique pour les autres, le projet rapporte-t-il aux commerçants ou aux gens d'affaires? Pas autant qu'on pourrait le penser si on en croit Robert McInnis, propriétaire du motel de L'Anse.

L'endroit affiche complet grâce aux travailleurs, mais le propriétaire a dû réduire les prix en raison de l'hébergement au noir. « Il reste qu'à 60 $ par jour, on a de la misère à faire de l'argent avec ça », commente Robert McInnis.

Environnement Vert Plus poursuit sa quête d'information sous la tente : « On reste pacifique, mais je ne peux pas tout vous dire ce qu'on a en tête. »

La porte-parole de Ciment McInnis, Maryse Tremblay, indique que l'entreprise ne commentera pas les actions d'Environnement Vert Plus puisqu'une rencontre est prévue avec les militants mercredi.

D'après les informations de Pierre Cotton

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