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Un conciliateur pour dénouer l'impasse sur le prix de la crevette  

Le conflit s'envenime entre les pêcheurs de crevettes de Gaspé et les usines de transformation de Rivière-au-Renard et de l'Anse-au-Griffon. Un conciliateur est devenu nécessaire pour régler l'impasse qui persiste entre eux, selon l'Association québécoise de l'industrie de la pêche (AQIP).

Un texte de Jean-François Deschênes

Onze jours après le début de la pêche, ils ne s'entendent toujours pas sur le prix payé au débarquement. La troisième offre des industriels a été refusée mardi matin par les 22 crevettiers, si bien que le directeur général de l'AQIP, Jean-Paul Gagné, représentant les industriels comme les usines Marinard et Crevette du Nord Atlantique, a décidé de faire appel à un conciliateur.

Il écrit dans un communiqué que « L'Office des pêcheurs demande une hausse de 70 % du prix moyen, et ce, suite à une hausse de 47 % qui avait été accordée en 2015. ». Il explique que les prix sont à la baisse et que des inventaires sont importants sur les marchés.

L'an passé, les crevettiers du Grand Gaspé ont reçu, en moyenne, 1,13 $ la livre. Ils sont les seuls au Québec à être régis par un programme mixte, qui établit des prix fixes pour toute la saison.

Matane

À Matane, la pêche a débuté le 1er avril. Le prix moyen au débarquement est 1,10 $, selon le président de l'Association des pêcheurs de crevette de Matane, Nicolas Chouinard. Il précise que l'usine matanaise réajustera le prix selon le résultat de l'entente à Rivière-au-Renard.

Toutefois, M. Chouinard trouve injuste que pêcheurs du Nouveau-Brunswick reçoivent 1,50 $ la livre pour la même crevette.

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