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Un ex-détenu de Port-Cartier poursuit Service correctionnel Canada

Un ex-détenu de la prison de Port-Cartier poursuit le Procureur général du Canada et Service correctionnel Canada pour la somme de 150 000 $ puisqu'il juge ne pas avoir été suffisamment protégé après avoir dénoncé un complot de meurtre qui se tramait entre les murs de l'établissement.

Un texte de Vincent Larin

Le 26 septembre 2013, alors qu'il rencontre son agente de libération de conditionnelle, Christopher Gregory Woodford l'informe qu'un complot de meurtre visant une gardienne se prépare actuellement. Plusieurs détenus seraient alors impliqués, dont un homme originaire de la Nouvelle-Écosse qui est à la tête du complot.

À ce moment, son agente de libération de conditionnelle lui assure que les informations qu'il lui a transmises seront gérées correctement afin de garantir sa sécurité.

Déjà depuis juillet 2013, il est prévu que Christopher Gregory Woodford sera transféré dans le centre de détention la Macaza, mais une liste d'attente fait traîner le processus.

« Intimidé » et « ostracisé » 

Quelques jours plus tard, Christopher Gergory Woodford commence à sentir une forme d'intimidation de la part des autres détenus qui lui jette des regards malveillants, signe que quelque chose a filtré de la discussion qu'il a eu avec son agente de libération conditionnelle.

Ses doutes sont confirmés quelques jours plus tard, le 30 octobre 2013, lorsqu'un détenu l'informe qu'après avoir eu une discussion avec un agent correctionnel il sait que Christopher Gregory Woordford a informé son agente de liberté conditionnelle du complot qui se préparait au sein de la prison.

Des impacts lourds de conséquences

Ce n'est que le lendemain de cette discussion entre les deux détenus que Christopher Gregory Woodford est placé dans une cellule isolée du centre médical de la prison. Il sera finalement transféré au centre de détention La Macaza près d'un mois plus tard, soit le 24 octobre 2013.

Il rapporte ne pas avoir dormi pendant une période de 15 jours après sa discussion avec l'autre détenu. Il explique également vivre des problèmes d'anxiété, des maux de tête et de la dépression associés notamment à la crainte de représailles à son endroit. « Le personnel de Service correctionnel Canada doit s'assurer que toutes les enquêtes et informations provenant de témoins soient sujettes à des obligations de confidentialité », selon la requête déposée au palais de justice de Montréal.

Christopher Gergory Woodford réclame donc 150 000 $ au Procureur général du Canada ainsi qu'à Services correctionnels Canada pour compenser les préjudices psychologiques qu'il a subis lors de ces évènements. 

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