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Un ex-enseignant en multimédia du Cégep de Matane comparaît en cour

L'ex-enseignant en multimédia du Cégep de Matane, Stanislas Deville, a comparu jeudi au palais de justice. Son avocat Serge Houde lui a demandé de témoigner dans le cadre des représentations sur la peine, pour un événement survenu le 3 octobre dernier.

« Je suis déçu de la tournure des événements et du geste que j’ai posé », a déclaré l’homme de 52 ans qui s’est aspergé d’essence alors qu’il était au travail, un geste qui a effrayé le personnel. « Je prends toute la mesure du geste que j’ai posé », a-t-il ajouté.

Le 11 janvier, il a plaidé coupable à l’accusation de harcèlement. L'autre chef, soit celui de menace qui pesaient contre lui a été retiré par la couronne.

Depuis les événements, le résident de Saint-Ulric a entrepris une thérapie de groupe sur la gestion des émotions et est suivi par une psychiatre. Il a fait part au juge Jules Berthelot de son cheminement et de la médication qu’il prend pour se soigner.

Depuis, le Cégep l’a congédié et il vit de ses prestations d’assurance emploi. Ce congédiement est contesté par son syndicat. Le grief est toujours en processus d’arbitrage.

L’avocate de la couronne, dans son contre-interrogatoire, a questionné M. Deville au sujet d’une autre suspension que le Cégep lui a imposée en 2013. Il a réintégré son travail par la suite. Aucun détail n'a été dévoilé à propos de cette suspension, en raison d’une clause de confidentialité.

Représentations sur peine

Lors de son plaidoyer, son avocat a suggéré des peines, mais a demandé une absolution conditionnelle pour son client, qui fait face à la justice pour la première fois. Il souligné, entre autres, de tenir compte des conséquences de cet événement sur sa famille et la suite de sa carrière. C’est notamment pour cette dernière raison que le procureur demande que l'accusé n’ait pas de casier judiciaire. « Ça fera toute la différence du monde pour sa réinsertion sociale » Me Houde a insisté sur le regret de M. Deville et sur le fait qu’il « n’a pas de rancœur » envers des membres du personnel du Cégep avec qui il avait vécu des tensions, depuis quelques années.

Lors de sa représentation, la couronne a pour sa part souligné que le rapport présentenciel « doute de l’efficacité à long terme des démarches faites jusqu’à présent » parce que l’accusé « assume difficilement sa conduite ». Parmi ses suggestions, l’avocate a suggéré une probation de trois ans, l’interdiction de rencontrer trois membres du personnel et cent heures de travaux communautaires.

Le juge rendra sa décision le 6 juin.

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