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Un expert défend la valeur patrimoniale de la cathédrale de Rimouski

Un spécialiste du patrimoine religieux se porte à la défense du caractère patrimonial de la cathédrale de Rimouski. Le professeur Luc Noppen, de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), s'inscrit ainsi en faux contre l'analyse du ministère québécois de la Culture et des Communications.

Écoutez ici l'entrevue réalisée par Richard Daigle, à l'émission « Le monde aujourd'hui »

Le Ministère a refusé d'accorder un classement patrimonial à la cathédrale de Rimouski parce qu'il soutient que l'intérêt historique du bâtiment est davantage local que national.

Luc Noppen ne croit pas que ce refus ferme définitivement la porte à un classement.

« C'est clair, cette cathédrale a tout ce qu'il faut pour être classée, affirme-t-il. C'est la deuxième cathédrale la plus ancienne au Québec. C'est un bâtiment remarquable [...] Que dans les années 1960 on ait fait un ménage là-dedans pour enlever les bébelles. Ils n'ont pas fait autre chose que ce que les architectes ont fait à Québec à Place-Royale. »

M. Noppen croit toutefois que le milieu devra se mobiliser s'il souhaite obtenir un tel classement. « Il faut que des groupes de gauche, de droite, du centre arrêtent de se tirer dans le pied et qu'un projet émerge », plaide-t-il.

« On a basé notre analyse sur les différentes valeurs qui sont prescrites par les chartes internationales, a expliqué cette semaine Martin Pineault, directeur général du patrimoine au ministère québécois de la Culture et des Communications. On parle ici de la valeur historique, artistique, architecturale. À décortiquer ces valeurs-là, on s'est rendu compte que l'église de Rimouski avait une valeur patrimoniale, mais la valeur patrimoniale était d'ordre local plutôt que national. »

Luc Noppen estime que cette analyse du ministère n'est ni juste ni objective.

« C'est la première fois que le Ministère dit qu'on utiliserait les chartes internationales pour évaluer les valeurs patrimoniales d'un bâtiment au Québec, soutient M. Noppen. Il est un peu en retard sur les valeurs patrimoniales et la façon dont ça opère. »

D'après une entrevue réalisée par Richard Daigle à l'émission Le Monde Aujourd'hui.

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