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Un Gaspésien témoin de la tuerie de Dawson raconte sa « leçon de vie »

Joseph-Antoine Clavet, originaire de Gaspé, se souvient encore trop bien de cette triste journée du 13 septembre 2006. Il était alors étudiant de première année en cinéma au Collège Dawson. La tragédie l'a amené à réfléchir sur la fragilité de la vie et l'épineuse question du port d'arme.

Un texte de Jean-François Deschênes d'après les informations de Martin Toulgoat

L'étudiant n'avait que 18 ans et demeurait à Montréal depuis seulement un mois quand la fusillade a eu lieu. 

Il a entendu les coups de feu de sa salle de classe d'anglais au deuxième étage du Collège. Avec des collègues de classe, il a alors décidé de barricader la porte.

Il a été marqué par les deux heures et demie qu'il a passées avec ses camarades, isolé de l'extérieur.

« On pense à maman, papa, les frères, la famille. La notion de comment un moment peut changer en une fraction de seconde. Aussi, la violence dans notre monde. Des étudiants qui se font attaquer, c'est quelque chose qui ne devrait jamais se produire. »

Les réflexions passent par la suite à un autre niveau. « Sur la valeur de la vie », confie-t-il, « mais aussi du sens que les gens apportent à la vie dans la société. »

Débat sur le port d'arme

Celui qui est aujourd'hui enseignant en cinéma à l'Institut Trebas à Montréal, ne comprend pas pourquoi la question du port d'arme n'est pas réglée aujourd'hui et qu'elle n'est pas tout simplement interdite. 

« Il est triste qu'à notre époque, on ait encore cette discussion-là. On est assez élevé intellectuellement et spirituellement pour arriver à un nouveau point là-dessus. »

Pour lui, l'être humain est en contradiction avec lui-même « On est tellement géniaux pour faire de si belles choses et, en même temps, on est si destructeurs. »

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