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Un groupe rimouskois propose la création d’une monnaie locale

Une dizaine de personnes se sont réunies mercredi soir à Rimouski pour discuter de la création d'une monnaie locale. La devise, qui serait unique à la ville ou à la région, viserait à favoriser l'achat local.

Un texte d'Édith Drouin

L’idée est encore au stade embryonnaire. La rencontre, organisée par Comité Rimouski en transition en collaboration avec le Comité d'action internationale, visait à discuter de la pertinence du projet, de sa faisabilité et des acteurs locaux qui pourraient en faire la promotion.

La coorganisatrice de la rencontre, Annie Cayouette, explique que la monnaie locale est une alternative à la monnaie régulière. Elle vise à encourager les consommateurs à acheter local, mais aussi à favoriser les échanges entre les commerçants.

Ça favorise une économie plus riche dans la région. Les commerçants locaux échangent entre eux, par exemple, ça pourrait être le boulanger qui va acheter ses chaises et ses tables chez un ébéniste de la région [...] plutôt que d’aller dilapider les fonds vers des multinationales.

Annie Cayouette, coorganisatrice de la rencontre pour la création d’une monnaie locale

La coorganisatrice y voit aussi une façon d’encourager la création d’entreprises locales.

Un processus compliqué, mais convainquant

L'instauration d'une monnaie locale est complexe et demande beaucoup de préparation. Les participants, qui comptaient quelques entrepreneurs, ont débattu sur plusieurs points.

Ils se sont par exemple demandé comment convaincre la population d’adopter une telle monnaie, à quelle échelle l'utiliser et avec quels genres de commerçants.

Malgré les questionnements, tous semblaient s’entendre sur les bénéfices potentiels de l’initiative.

C’est une démarche citoyenne de reprendre la main sur des tenants et aboutissants économiques sur lesquels on a plus du tout la main et recentrer l’échelle de la consommation sur une échelle un peu plus humaine, locale.

Jérémy Tordjman, participant

La richesse qui sera produite va rester ici localement, va rester dans la communauté. Dans un monde où il y a une tendance à la centralisation et tout s’en va dans les grands centres, on n’est pas perdant, surtout en région comme ici.

Michel Séguin, participant

La prochaine étape du projet, selon Mme Cayouette, est de former un comité organisateur et de dénicher des acteurs clés dans la région qui accepteraient collaborer à l'initiative.

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