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Un industriel du bois veut devenir une référence en sirop d'érable au Québec

Qui aurait dit que vendre des choux à la crème ou des galettes au sirop d'érable pouvait être payant? Après seulement trois ans d'opération à Mont-Joli, le propriétaire de la boutique Ma Cabane en Gaspésie, Gino Ouellet, est convaincu de pouvoir vendre partout au Québec ses produits fabriqués à partir du sirop doré.

Un texte de Jean-François Deschênes

La petite boutique située au bout de l'autoroute 20 à Mont-Joli, offre des plats cuisinés à base de sirop d’érable, mais on peut y trouver aussi d’autres produits d’artisans régionaux.

Ce qui devait être un simple projet de retraite est devenu, pour Gino Ouellet, une occasion d’affaires encore inexplorée. Ses produits de l’érable iront directement de la forêt à la table, sans intermédiaire.

M. Ouellet est surpris de l’engouement pour ses produits. Il calcule l’augmentation des ventes à près de 50 % chaque année, ce qui lui permet d'envisager de nombreux projets.

À la fin de 2018, l’industriel du sciage prévoit qu’il aura investi un total de 5 millions de dollars et qu’il emploiera plus de 50 travailleurs à temps plein et partiel.

Le commandant Robert Piché

Parmi ses projets, il y a l’agrandissement de la maison-mère de Mont-Joli qui deviendra entre autres, un centre de production qui desservira entre autres ses nombreux points de vente de l'Est-du-Québec, mais aussi, les trois autres boutiques Ma Cabane en Gaspésie qui ouvriront à Rimouski, Québec et Montréal très bientôt.

Durant le temps des fêtes, des boutiques de Québec et Montréal seront ouvertes temporairement pour « tester le marché » dit-il. Pour la métropole, Gino Ouellet bénéficie des services de son ami et commandant, Robert Piché.

Si l’expérience est concluante, les deux boutiques auront pignon sur rue de façon permanente. « Les tests qu’on va faire à Québec et Montréal vont nous dire : Est-ce qu’on continue de ce côté-là?

L'acériculteur le plus important de la province

Il puise son sirop d'érable directement des 55 mille entailles de son érablière de Saint-Noël dans la Vallée de la Matapédia. Il prévoit plus que tripler ce nombre en quatre ans et devenir le plus important acériculteur de la province.

Comment peut-il arriver à entailler autant d’érable, malgré les quotas imposés par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec(FPAQ)? Son secret, il vend directement au consommateur.

Un projet de retraite

En démarrant ce projet, Gino Ouellet voulait renouer avec ses « premiers amours », car avant de diriger Bois BSL prendant près de 23 ans, il a exploité une érablière commerciale une dizaine d’années. Il a toujours gardé son érablière toutes ces années comme passe-temps.

Pour lui, gérer les deux entreprises n'est pas un problème.

Il juge même plus facile de développer des projets dans le domaine alimentaire que dans le monde forestier, où il trouve la compétition féroce et les impondérables nombreux. « Le taux de change varie, le transport, le fuel augmente, la matière première et tout ça qui fait que parfois tu travailles pour pas grand-chose en une année [contrairement au] côté alimentaire ou acéricole, dit-il. On a la chance dans la transformation, d'être pas mal dans les premiers à étendre une gamme de produits aussi large à partir du sirop d’érable. »

Dès qu'il aura atteint ses objectifs, Gino Ouellet compte développer un autre projet : ouvrir une usine d’embouteillage de l’eau d’érable déminéralisée à Saint-Noël.

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