Le parc national du Bic compte une zone de préservation extrême qui est interdite aux visiteurs, un fait que bien des gens ignorent. Cette zone est en fait réservée pour la recherche scientifique.

Située sur le cap Enragé, ce secteur est considéré par plusieurs comme étant le secret le mieux gardé du parc du Bic. Il compte à peine plus d'un demi-kilomètre carré et demeure assez difficile d'accès.

Cette zone de préservation extrême a été déterminée lors de la création du parc en 1984 afin de constituer un secteur de référence pour les chercheurs qui seuls peuvent l'explorer. La végétation y est très riche et certaines espèces de plantes fragiles ne pourraient pas survivre au piétinement.

« Le cap Enragé a été choisi parce qu'il est représentatif aussi de l'ensemble du territoire du parc et parce qu'il abrite des écosystèmes forestiers exceptionnels et des espèces rares de plantes. Il devient aussi le site témoin pour l'avenir où il n'y aurait pas d'altération faites par l'humain », explique Marlène Dionne, responsable du service de la conservation au parc national du Bic.

Seuls les chercheurs ont donc accès à cette zone pour les besoins de leurs travaux scientifiques. Ils viennent y étudier la flore, la faune, la composition chimique des plantes et même l'atmosphère. Une sorte de réserve pour les questions de l'avenir.

« C'est un témoin pour la science. C'est un échantillon de nature un peu comme si on l'avait gardé dans un coffre-fort qui dans le futur va nous permettre de comprendre comment un écosystème évolue quand il n'y a aucune activité humaine », mentionne Dominique Berteaux, biologiste à l'UQAR.

D'autres parcs nationaux ont aussi créé des zones de préservation extrême. D'ailleurs, le gouvernement du Québec est en train de revoir le zonage de ses parcs et la tendance est d'en créer davantage.

D'après le reportage de Paul Huot

Plus d'articles

Commentaires