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Un médecin critique les nouvelles règles de transport de patients

Un médecin de La Pocatière critique les nouvelles directives de Québec, selon lesquelles les patients victimes de traumatismes majeurs ne sont plus envoyés vers l'hôpital le plus proche, mais plutôt vers le centre qui a l'expertise la plus grande à moins de 60 minutes de route.

Le Dr Pierre La Rochelle, médecin à l’urgence de l’hôpital de La Pocatière depuis 25 ans, affirme que ces directives retardent le moment où les patients peuvent recevoir l'acide tranexamique.

Ce médicament coagulant permet de limiter les pertes de sang chez les personnes gravement blessées. Plus il est administré tôt, plus les chances de survie sont élevées.

Il réduit la mortalité de 32 % lorsqu’il est donné moins d'une heure après l'accident et de 21 % lorsqu’il est administré entre une heure et trois heures après l’accident.

Les craintes de M. La Rochelle sont telles qu’il a écrit un article sur le sujet dans la revue médicale The Lancet.

Meilleures chances de survie dans les centres spécialisés

L'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS), qui a recommandé ces nouvelles directives de transport ambulancier, répond qu'il est conscient de cet enjeu.

L’organisation précise toutefois que les centres spécialisés offrent de meilleures chances de survie aux personnes victimes de traumatismes majeurs que les plus petits hôpitaux.

L’Institut affirme qu’elle n’a pas l’intention de revenir sur sa décision.

Les nouvelles règles sont déjà en place au Bas-Saint-Laurent, dans Chaudière-Appalaches et dans la région de la Capitale-Nationale et elles s’étendront à l’ensemble du Québec au cours de la prochaine année.

Selon l'INESSS, ces nouvelle srègles n'auront pas d'impacts en Gaspésie et sur la Côte-Nord

Le rôle des ambulanciers

Dans cette optique, la meilleure solution au problème serait d’autoriser les ambulanciers à donner les injections d'acide tranexamique directement sur le terrain, selon le Dr La Rochelle.

À l'heure actuelle, ils sont cependant dans l’impossibilité de le faire parce qu’il s’agit d’une injection par intraveineuse.

D’après les informations d’Ariane Perron-Langlois

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