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Un mémoire de maîtrise pour prévenir les risques d’avalanche sur les routes de la Haute-Gaspésie

Un étudiant à la maîtrise en géographie travaille avec Avalanche-Québec afin de mettre sur pied un modèle de prévision des avalanches sur le réseau routier de la Haute-Gaspésie.

Responsable de la gestion des risques au ministère des Transports mais aussi étudiant à la maîtrise à l’UQAR, Frédéric-Banville Côté, croit que cet outil pourrait aider à prévenir les dangers de routes comme la 132, le long du littoral nord, ou la 199 qui traverse le parc de la Gaspésie.

Déjà, cette année, le ministère des Transports a mis en place quatre panneaux lumineux dans des endroits stratégiques. Deux ont été placés le long de la route 132 et les deux autres sur la route 198 vers Murdochville. Ces panneaux ont été utilisés pour aviser les automobilistes des risques d’avalanche établis d’après les recommandations d’Avalanche-Québec qui a étendu cette année ses observations au réseau routier.

Éventuellement, indique Frédéric Banville-Côté, ces panneaux serviront à fermer des routes de manière préventive.

Le responsable de la gestion des risques au ministère des Transports relève toutefois que les avalanches surviennent souvent dans des conditions de tempêtes hivernales. « Automatiquement, on va fermer la route parce que les conditions routières sont dangereuses ce qui n’est pas le cas dans les températures plus printanières », observe Banville-Côté.

Pour réaliser son projet, Frédéric Banville-Côté a installé, entre autres, une station météorologique dans le secteur de Mont-Saint-Pierre ce qui lui a permis d’assurer un suivi des données climatiques locales. Trois petites stations ponctuelles qui enregistraient des mesures de vent, de température et de rayonnement solaire ont aussi été mises à contribution. Ces données sont venues s’ajouter à celles issues des stations d’Environnement Canada.

L’ensemble des données météorologiques a été associé aux observations de la « patrouille de roches » du ministère des Transports. Depuis 1987, tous les événements comme des avalanches, des chutes de glaces ou de roches sur la route sont colligées avec la date, l’heure et les conditions de déclenchement.

Ces observations ont permis de constater au fil des ans que les secteurs de Mont-Saint-Pierre, celui de L’Anse-Pleureuse jusqu’à Manche-d’Épée et celui du lac de L’Anse-Pleureuse sont les plus avalancheux.

Classement par tronçon

Les résultats préliminaires des recherches de Frédéric Banville-Côté font ressortir le lien entre la morphologie du territoire et les variables propices au déclenchement des avalanches. « Si on regarde, illustre M. Banville-Côté, le tronçon de la route 132, où le versant et les pentes sont orientés au nord, il est très peu soumis au rayonnement solaire par contre il est très influencé par les quantités de neige et le vent. »

Les variables intégrées au modèle seront donc différentes selon les tronçons, poursuit M. Banville-Côté.

Frédéric-Banville Côté espère déposer son mémoire de maîtrise d’ici la fin de l’année.

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