Bonaventure se raconte, c'est le titre du livre qui retrace l'histoire de cette municipalité de la Baie-des-Chaleurs.

Un texte de Brigitte Dubé

Jenny Arsenault, Serge Arsenault (à Raymond) et Louise Cyr signent les textes de cet ouvrage de 580 pages.

Il est le résultat de recherches historiographiques récentes, enrichies de témoignages de résidents. Un premier livre avait été édité en 1960 à l'occasion du 200e anniversaire de la ville.

Selon Jenny Arsenault, les récentes recherches ont permis de constater qu'à l'origine, le peuplement était plus varié qu'on croyait.

« On a découvert que les Amérindiens étaient là depuis très longtemps, ajoute Mme Arsenault. Il y a eu un peuplement français du côté de Bonaventure Est qui était assez important. Il a subsisté peu de traces de ça, mais quand même... une trentaine de maisons et une chapelle. Et tout ça, c'était avant 1760. ».

Par la suite, les Acadiens, qui ont fui la déportation, sont venus s'établir, suivis des loyalistes anglophones.

Ces derniers ont investi dans le commerce et l'industrie du bois. Bonaventure a connu un essor économique remarquable à la fin du 19e siècle et au début du 20e. Puis, l'agriculture a pris une place importante dans l'économie. Le tourisme a aussi pris beaucoup de place avec les années. Bonaventure est devenue une ville de services avec la présence de bureaux gouvernementaux.

Selon les historiens, Bonaventure serait l'une des plus anciennes municipalités de la Gaspésie.

Le livre sera lancé le 10 août à 19 h, à l'église de Bonaventure, dans le cadre des Fêtes acadiennes. 

Bonaventure s'est longtemps appelée Hamilton, du nom d'un général, puis Saint-Bonaventure-d'Hamilton. Au tournant du 20e siècle, le conseil municipal a demandé à ce que la municipalité devienne Bonaventure.

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