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Un pas de plus vers l'autosuffisance alimentaire en Basse-Côte-Nord

En Basse-Côte-Nord, Gros-Mécatina complète un programme d'autosuffisance alimentaire mis en place il y a cinq ans. L'expérience a permis de produire des légumes, des fines herbes et des petits fruits.

L'objectif du projet était de trouver ce qui fonctionne le mieux durant une courte saison et d'identifier les produits les plus populaires auprès des résidents du coin.

Au jardin communautaire de La Tabatière, dans la municipalité de Gros-Mécatina, les légumes et les fines herbes trouvent rapidement preneurs à chaque cueillette.

L'arrivée de produits frais constitue un pas important vers la pratique de saines habitudes de vie, selon le maire de Gros-Mécatina, Randy Jones. « La santé des gens, c'est d'être capable de manger des produits frais. Ça, pour moi, c'est primordial », dit-il.

Cet été, les équipes de travail ont déplacé des plants dans des tunnels, où ils sont mieux protégés contre les parasites et les animaux.

Les résultats ont été très bons, même s'il y a eu du retard cette saison. « Je pense que c'est un rêve devenu réalité. De voir comment ces femmes et gars-là ont travaillé, à la mitaine » souligne Randy Jones.

Petits fruits abondants

La première cueillette de camerises en 2017 surpasse déjà les 100 kilogrammes récoltés l'an dernier.

La production pourrait encore augmenter dans le futur. Les équipes ont agrandi la surface à cultiver et ajouté 2 000 plants de camerise.

Éventuellement, la culture et la transformation de la chicoutai pourraient générer d'importants revenus.

Investissement nécessaire

Les responsables du projet croient toutefois qu'il leur faut des moyens accrus pour préparer d'autres surfaces de production et les abriter.

Ils souhaitent aussi compléter les installations nécessaires pour générer de l'énergie solaire et agrandir le cabanon qui sert à entreposer des équipements mécanisés.

Le secrétaire-trésorier de la Corporation de diversification économique de Mécatina, Paul Nadeau, croit que son équipe peut se lancer dans une production commerciale avec un appui gouvernemental.

« Si on veut passer du stade expérimental au stade commercial, on devient une entreprise. [...] Il y a des permis, il y a beaucoup plus de paperasse qui s'enchaîne », explique-t-il.

De leur côté, de nombreux résidents de Gros-Mécatina sont toujours prêts à mettre la main à la pâte pour assurer le succès du projet.

D'après le reportage de Louis Garneau

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