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Un premier salon bas-laurentien destiné aux élèves qui ont des besoins particuliers

D’après le reportage de Paul Huot

Hervé Lavoie et sa conjointe ont trois enfants autistes. Ils sont très reconnaissants pour l'aide que la Société de l'autisme et d'autres organismes leur ont apportée, surtout au moment où leurs garçons fréquentaient l'école.

Ils considèrent cependant que ces dernières années, les compressions de Québec ont réduit les services dispensés à l'école à leur plus jeune fils.

« J'ai travaillé assez fort pour que ces enfants-là aient des services, mais Raphaël a eu un manque dans les trois ou quatre dernières années », déplore M. Lavoie.

Les Lavoie refusent cependant de jeter le blâme sur la commission scolaire ou sur les éducateurs spécialisés qui, selon eux, font tout ce qu'ils peuvent avec les moyens limités dont ils disposent maintenant.

Je critique pas les gens qui ont travaillé sur le terrain. C'est l'argent qui ne vient pas.

Hervé Lavoie père de trois enfants autistes

400 élèves sur 8000

La commission scolaire des Phares compte 400 élèves sur 8000 qui ont reçu un diagnostic nécessitant des besoins particuliers, mais beaucoup d'autres éprouvent toutes sortes de difficultés d'apprentissage ou des troubles anxieux, par exemple.

Pour mieux faire connaître les services aux élèves qui ont des besoins particuliers et à leurs familles, la commission scolaire a réuni des organismes qui peuvent leur venir en aide dans ce premier salon.

« Il y a de bons services, estime Lise Beaulieu, mère d’un enfant trisomique, mais il faut les connaître pour y faire appel. Plusieurs parents nous disaient ne pas connaître les services qui pouvaient être offerts pour aider leur enfant. C’est de là qu'est venue l’idée d’organiser un salon. »

Ces organismes sont de plus en plus indispensables pour pallier le manque de ressources des commissions scolaires.

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