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Un transporteur scolaire innu de Maliotenam se dit victime de discrimination

Un transporteur scolaire innu de la communauté de Uashat-Maliotenam se dit victime de discrimination puisque, contrairement à ses collègues non autochtones, il ne peut pas recevoir une allocation de Québec pour ses autobus scolaires.

Depuis 30 ans, la compagnie d'Antonio Fontaine, située à Maliotenam, conduit des élèves de la communauté innue aux différentes écoles de Sept-Îles.

Ses 10 autobus respectent les normes de la certification antipollution EPA. Québec remet une allocation de plus de 1100 $ par autobus aux transporteurs qui ont cette certification environnementale.

Cependant, Antonio Fontaine n'a pas accès à ce programme parce qu'il est membre de la communauté innue de Uashat-Maliotenam.

« Mais moi, je ne peux pas renier que je suis un Indien pour avoir ça », affirme-t-il.

Une question de contrat

Pour sa part, le ministère de l'Éducation explique qu'Antonio Fontaine a un contrat avec le conseil de bande, qui est de juridiction fédérale, et non avec la Commission scolaire du Fer.

Or, Ottawa n'a pas de programme équivalent pour les transporteurs scolaires autochtones.

Le conseil de bande de Uashat-Maliotenam estime qu'il s'agit d'une situation discriminatoire.

Antonio Fontaine souhaite, quant à lui, être sur le même pied d'égalité que ses collègues : « C'est rien que ça que je demande. Qu'on soit juste pour tout le monde », souligne-t-il.

Il compte poursuivre ses démarches afin d'obtenir cette reconnaissance auprès du gouvernement fédéral.

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