Retour

Un visiteur « surprenant » dans la baie des Chaleurs

Une vidéo d'un requin-pèlerin nageant à proximité de plaisanciers au large de Paspébiac attire beaucoup l'attention sur les médias sociaux.

Un texte de Jean-François Deschênes en collaboration avec Alexandre Courtemanche

Le résident de Paspébiac, Mathieu Morin, a croisé le requin tout à fait par hasard dimanche, alors qu’il pêchait à quelques mètres de la rive.

Il avait entendu dire que des gens avaient vu un aileron de requin dans les derniers jours. Lorsqu’il a aperçu quelque chose bouger à la surface de l’eau, il a filmé la scène avec son téléphone intelligent.

Mais il a eu toute une surprise quand la bête s’est approchée de son embarcation. « J’étais stressé, la patate virait », raconte-t-il en riant, tout en se remémorant son anecdote.

Mathieu Morin est étonné de constater la popularité de sa vidéo, qu'il a publiée sur les médias sociaux. Elle a été vue plus de 620 000 fois et partagée plus de 13 000 fois en moins de 24 heures. « C’est sûr que c’est impressionnant », dit-il.

Un habitué de la région

« Ça fait toujours plaisir de voir qu’il est toujours dans le secteur » exprime d’entrée de jeu le président et directeur scientifique du Groupe de recherche sur le requin du Groenland, Jeffrey Gallant, qui a visionné la vidéo du vidéaste amateur.

M. Gallant confirme que le requin-pèlerin fréquente les eaux de la baie des Chaleurs depuis des milliers d’années. Généralement on peut l’observer du mois de juin jusqu’à octobre un moment où les eaux gaspésiennes sont riches en nourriture.

Le poisson migrateur ne se nourrit que de plancton et de petits crustacés. « Ce n’est pas quelque chose de nouveau. Il ne faut pas s’en alarmer. C’est quelque chose qu’il faut apprécier. »

Le prédateur impressionne par sa taille, qui peut faire jusqu'à douze mètres, mais est inoffensif pour l'homme, assure-t-il.

Il n’est pas dangereux à moins qu’un plongeur décide de s’accrocher à son aileron pour nager avec. « Ce n’est pas quelque chose de très intelligent à faire avec n’importe quel animal. Celui-là, quand il fait trente pieds (9 mètres) de long et puis qu’on s’accroche après la queue ben on peut se faire assommer et là, c’est dangereux, mais c’est purement défensif ou accidentel. »

Lorsqu'un requin nage près d’une embarcation, le spécialiste suggère d’éteindre le moteur « parce que si le requin passe près du bateau c’est possible de le blesser avec l’hélice ».

M.Gallant étudie surtout le requin du Groenland qui est présent depuis longtemps dans le secteur de Baie-Comeau.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un homme sauve un faucon d'une attaque de serpent





Rabais de la semaine