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Une 15e Nuit des sans-abri à Baie-Comeau, Rimouski et Mont-Joli

Beau temps mauvais temps, la 15e Nuit des sans-abri se tiendra à compter de vendredi soir jusqu'à samedi matin dans plusieurs villes québécoises, dont Rimouski, Mont-Joli et Baie-Comeau.

Un texte de Brigitte Dubé

À Rimouski, une marche symbolique pour soutenir la cause aura lieu à compter de 18 h. Des spectacles et des témoignages seront ensuite présentés sur le terrain de l'auberge Le Transit.

Selon Nelson Desrosiers, qui travaille comme intervenant au Transit depuis 25 ans, de plus en plus de femmes font appel à l'organisme.

Il croit que les nombreuses compressions dans les services sociaux et la hausse du coût de la vie font partie des raisons pour lesquelles son organisme reçoit davantage de femmes qu'avant.

Mont-Joli

À Mont-Joli, une vigile de solidarité sera tenue à partir de 19 h, même sous la pluie, derrière de la Maison de l'Espoir. Tous et toutes sont invités à partager de la soupe et à fraterniser.

Selon Karine Ouellet, coordonnatrice des services à la Maison de l'Espoir, l'itinérance ne se manifeste pas dans la région de la même façon qu'à Montréal.

« Les gens qui se retrouvent chez nous ont une situation de vie précaire, instable, ajoute Karine Ouellet. Ça leur donner le temps de se poser de se sécuriser pour en arriver à se trouver une vie plus satisfaisante. »

Baie-Comeau

À Baie-Comeau, la Nuit des sans-abri se déroulera au Carré Jalbert, rue Puyjalon au centre-ville.

Selon Guy Béland, président de Jeunesse en santé, le but est de donner de l'information à la population. « On a réuni différents organismes qui peuvent leur venir en aide. Il y aura de la soupe, des beignes, des boissons chaudes. »

La pluie qui s'annonce ne refroidit pas l'ardeur des organisateurs.

Comme c'est le cas ailleurs, M. Béland indique que ceux qu'on appelle sans-abri en région ne vivent pas nécessairement dans la rue, mais changent constamment d'adresse. « L'été, mentionne-t-il, ils se font des camps dans le bois et crèchent chez des amis l'hiver. »

M. Béland rappelle que Jeunesse en santé a aidé une vingtaine de jeunes de 18 à 25 ans dans la dernière année. L'organisme tente d'implanter une sorte d'auberge du cœur pour accueillir les jeunes, afin de leur donner le temps de se réorienter. « On essaie d'amoindrir les effets négatifs », dit-il.

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