Mélissa-Jodie Leblanc, l'adolescente trisomique portée disparue depuis une semaine, à Joliette, a été retrouvée vendredi matin au centre-ville de Joliette. Selon la police, elle est saine et sauve.

La jeune fille de 17 ans avait disparu à la suite d'une sortie autorisée du centre jeunesse de la ville lanaudoise où elle réside depuis trois ans.

Ce n'était pas sa première fugue, mais chaque fois, elle rentrait après un jour ou deux. Ses parents avaient lancé un appel à l'aide jeudi.

Selon sa mère, Gaétane Méthot, la jeune femme originaire de Grande-Rivière était en bonne santé physique et psychologique au moment où la Sûreté du Québec l'a retrouvée. Elle était accompagnée d'une autre personne.

Mme Méthot se dit soulagée de savoir sa fille en sécurité. Elle dit avoir vécu de grands moments d'angoisse.

« Mais, ajoute-t-elle, j'étais rassurée par mon milieu de travail et par le fait que tout le monde travaillait ensemble pour retrouver ma fille. »

Elle avait droit à une sortie aux Galeries de Joliette, mais n'est pas revenue. Mme Méthot indique que ces sorties visent à lui faire acquérir davantage d'autonomie.

Même si elle fait toujours confiance au centre jeunesse qui héberge sa fille, Gaétane Méthot déplore que les centres qui hébergeaient autrefois les personnes vivant avec une déficience intellectuelle n'existent plus. Elle espère que sa fille aura appris de sa dernière expérience. Elle sera privée de sorties pendant quelque temps.

Mélissa-Jodie Leblanc aura 18 ans l'an prochain et se retrouvera en famille d'accueil. Selon sa mère, elle doit d'ici là apprendre à faire preuve de plus d'autonomie. 

Sa mère raconte que Mélissa a été adoptée en bas âge et que ses problèmes de santé se sont manifestés plus tard.

Originaire de Grande-Rivière, l'adolescente souffre de trisomie 15, une forme rare de déficience génétique moins grave que la trisomie 21, et doit aussi prendre des médicaments pour l'anxiété.

Il n'est pas commun qu'une jeune personne handicapée habite un centre qui accueille généralement des délinquants. Mais les responsables du Centre jeunesse de Joliette expliquent que l'adolescente a des problèmes de comportement.

Son père croit qu'elle ne devrait pas être dans un centre avec de jeunes délinquants.

« Ça fait plusieurs fois que ça arrive et plus ça va, pire c'est. Ce n'est pas sa place, les centres jeunesse et la DPJ. Parce que ce n'est pas un enfant qui a fait des coups ou des affaires comme ça. Mais il y a juste ces places-là pour essayer de l'encadrer », explique-t-il.

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