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Une diminution des quotas de crabe recommandée dans plusieurs zones de l’Est

Les scientifiques de Pêches et Océans Canada recommandent de diminuer les quotas de crabe des neiges dans plusieurs zones de l'Est du Québec. Ils proposent entre autres une baisse de 15 à 25 % des quotas en Moyenne et Basse-Côte-Nord.

À l’inverse, les scientifiques recommandent une hausse de 25 % dans les zones qui couvrent le Bas-Saint-Laurent et la Haute-Côte-Nord, où les stocks sont plus abondants.

La situation est particulièrement critique dans la zone au sud de l’île d’Anticosti, où les ressources sont en chute libre. Des pêcheurs ont même abandonné en cours de saison. Les chercheurs recommandent une diminution des quotas de plus de 25 %.

La surpêche n'est pas en cause

La situation n’est pas liée à la surpêche, selon un biologiste de Pêches et Océans Canada

C’est un phénomène assez naturel qu’on voit, il y a un cycle naturel d’une dizaine d’années à peu près et puis il y a des vagues de recrutement qui arrivent, comme dans la zone 17, dans l’estuaire et c’est l’inverse sur la Côte-Nord.

Jean Lambert, biologiste chez Pêches et Océans Canada

Les propositions des scientifiques de Pêches et Océans Canada seront débattues en présence des pêcheurs lors de comités consultatifs. Les rencontres se tiendront d'ici la mi-mars dans chacune des zones.

Les comités consultatifs trancheront ensuite sur la question de la diminution des quotas.

Baisse possible à long terme

Même si M. Lambert associe les variations actuelles à un phénomène cyclique, il craint une baisse de la quantité de crabes à long terme en raison du rétrécissement de leur habitat.

Il explique que la hausse de température de l’eau en grande profondeur affecte l’espèce, qui préfère l’eau froide. Les crabes ont alors tendance à délaisser les eaux profondes pour se réfugier dans la couche intermédiaire froide, qui rétrécit. Un phénomène qui était, selon le chercheur, particulièrement évident en 2015 et 2016.

Le crabe ne disparaîtra pas, mais la productivité pourrait être moins grande à long terme.

Jean Lambert, biologiste chez Pêches et Océans Canada

Il précise toutefois qu’il est difficile d’évaluer l’intensité de l’impact de ce réchauffement sur les crabes et que certaines zones pourraient s’en tirer mieux que d’autres.

D'après les informations d'Ariane Perron-Langlois

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