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Une école de Rivière-du-Loup facilite l'intégration des transgenres

La Commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup prend des mesures pour faciliter l'intégration d'élèves transgenres.

Les élèves de l'École secondaire de Rivière-du-Loup ont vécu le changement de sexe d'un des leurs, cette année. L'élève et ses compagnons de classe ont été accompagnés par la sexologue de la commission scolaire, Annick Kerschbaumer.

« C'est bien de mettre au clair ces choses-là, parce que dans les écoles, ces élèves sont des élèves qui sont des chances pour les autres de grandir et d'évoluer », avance la sexologue.

Tout le monde participe

Les enseignants, les parents, les frères et sœurs du jeune transgenre ont aussi participé à sa transition. De plus, la Commission scolaire a dû créer une seconde liste de noms, indépendante de celle qui provient du directeur de l'état civil du Québec.

« Le personnel administratif, le secrétariat fait en sorte que s'il arrive un suppléant, s'il arrive quelqu'un de nouveau qui va intervenir dans la vie du jeune, sur la liste nominale, c'est bien indiqué, il y a une information minimale qui lui est donnée pour s'assurer que ça se passe bien », affirme Monic Vézina, directrice de l'adaptation scolaire, des services éducatifs complémentaires pour la Commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup.

Cette façon de procéder évite la confusion dénoncée par le jeune transgenre David James Lazure de McMasterville, qui a quitté son école en raison des allusions récurrentes à son ancien prénom en classe.

Un projet de loi

Une confusion qui a incité Québec Solidaire à déposer un projet de loi. Le parti politique veut que l'interdiction pour les mineurs de changer leur sexe soit levée au directeur de l'état civil.

La Commission scolaire a aussi tranché sur la question de l'accès aux transgenres aux toilettes de leur choix. À Rivière-du-Loup, les élèves peuvent utiliser la toilette de leur choix et ont accès à une toilette neutre.

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