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Une enseignante se lance le défi de sensibiliser les Québécois au don d'organes

Afin de sensibiliser ses élèves au don d'organes, une enseignante à l'école secondaire de Rivière-du-Loup a fondé, il y a huit ans, le projet Chaîne de vie. Aujourd'hui, Lucie Dumont se lance comme défi d'instaurer son programme d'éducation dans toutes les écoles de la province.

Au Québec, seulement 1 % des personnes qui décèdent peuvent faire don de leurs organes. De plus, 42 % des familles du décédé refusent le don d'organes en cas de doute.

Puisque le don d'organes n'est pas un sujet que l'on aborde souvent en famille, Lucie Dumont a voulu corriger la situation.

Un travail de longue haleine

Actuellement, le matériel pédagogique de Chaîne de vie est offert dans le quart des classes d'anglais de 4e secondaire au Québec. Lucie Dumont compte continuer sur cette lancée afin que l'ensemble des écoles du Québec offre son programme d'éducation.

D'ailleurs, elle pourra bientôt s'y consacrer à temps plein puisqu'elle prend sa retraite cette année.

« L'an passé on a été capable de rencontrer des enseignants de dix régions du Québec. On a donné une belle formation d'une journée. Évidemment, avec les coupures qu'il y a dans les commissions scolaires, on a besoin de partenaires financiers pour le 2e volet qui est l'implantation ou la formation de nos enseignants du Québec », explique-t-elle.

Pour consulter le graphique sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Sensibiliser plutôt que convaincre

Myriam Gauthier, elle aussi enseignante en anglais à l'école secondaire de Rivière-du-Loup, affirme que le but du projet n'est pas de convaincre les gens de faire un don d'organes, mais uniquement de sensibiliser la population.

« S'il vous arrive quelque chose ou s'il arrive quelque chose à un de vos proches, vous risquez de vous faire poser la question. Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse avec les organes de la personne que vous aimez? », lance Myriam Gauthier.

Selon Transplant Québec, on compte plus de 400 transplantations par année dans la province. Toutefois, la demande est bien plus importante, puisque plus de mille personnes sont en attente d'un organe.

D'après le reportage de Sébastien Desrosiers.

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