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Une exposition de photos de Percé... sans son fameux rocher

En visite à Percé en été, la photographe matanaise Geneviève Thibault est tombée en amour avec les lieux. Son intuition artistique lui a soufflé l'idée d'aller voir par-delà le rocher, par-delà l'été, de photographier des résidents dans leur quotidien et de montrer le village en hiver.

Un texte de Brigitte Dubé, d’après une entrevue réalisée à Bon pied bonne heure

Tout ce matériel se retrouve dans l’exposition En attendant l’été, présentée dans la maison de Kittie-Bruneau sur l’île Bonaventure, dans le cadre des 8e Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie.

Percé compte 250 habitants l’hiver. En saison touristique, il peut y avoir jusqu’à 5000 personnes. « Je me suis demandée à quoi ressemble Percé l’hiver? Comment vit-on? », raconte-t-elle.

Geneviève Thibault a donc rencontré des gens dans leur travail, à leur résidence ou dans leurs loisirs : ballet classique, messe, bingo, tricot, création artistique, cuisine, construction de cages à homards ou réparation des dommages causés par les dernières tempêtes.

En plus de pratiquer son métier, Geneviève Thibault mène des études en ethnologie. L’humain la fascine particulièrement. Elle décroche aussi des contrats de photos d’événements qui l’inspirent dans ses études.

Les mariages, qui peuvent avoir l’air anodins, représentent pour elle un sujet d’étude précieux.

« Un mariage, ça me ramène à l’ethnologie puisque c’est un rituel, explique-t-elle. On passe par toutes les émotions pendant une journée de mariage et je me nourris beaucoup de l’émotion autour de moi. »

Geneviève Thibault se trouve actuellement à Québec où elle va capter les premières images d’un projet qu’elle mène avec les Ursulines.

Comme elles ont annoncé leur déménagement, la photographe a senti l’urgence de capter les dernières images du quotidien de ces religieuses dans ce bâtiment historique qui date du 17e siècle.

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