Retour

Une microdistillerie du Bas-Saint-Laurent s'apprête à entrer sur le marché

Le Bas-Saint-Laurent compte une autre microdistillerie. Située à Saint-Arsène, la Distillerie Fils du Roy produit notamment un gin aromatisé au cèdre qui sera mis en vente à la Société des alcools du Québec (SAQ) dans les prochaines semaines.

Un texte de Sébastien Desrosiers

L'entreprise, relativement nouvelle sur le marché, a obtenu son permis de distillation en juin dernier. Son président-directeur général, Jonathan Roy, avoue qu'il est difficile d'avoir accès aux tablettes de la SAQ. « C'est très long, surtout pour une compagnie qui commence », dit-il.

« Le temps qu'on présente un alcool à la SAQ et le temps qu'il soit vendu en succursale et qu'on puisse avoir un revenu, il se passe environ six à huit mois, dépendamment des types d'alcools qu'on présente », explique Jonathan Roy, également distillateur.

Il confie pourtant avoir reçu d'excellentes nouvelles de la part de la société d'État.

« C'est un produit aromatisé avec du cèdre qui provient de Saint-Arsène justement », précise-t-il. « On a une petite réserve, puis on utilise vraiment des branches de cèdre fraîches, on les met dans nos alcools et ça donne un petit goût particulier. »

La Distillerie Fils du Roy a gagné « plusieurs médailles internationales » avec cette recette de gin, explique M. Roy. « C'est un produit qui est très bien réputé », assure-t-il. « Il est déjà disponible au Nouveau-Brunswick, c'est la même recette, sauf qu'on met des ingrédients du Bas-Saint-Laurent. Les goûts sont différents, mais la qualité est la même. »

Les succursales de Rimouski et de Rivière-du-Loup seront parmi celles à recevoir des bouteilles de Gin Thuya.

Une histoire de famille

Si le produit est déjà disponible au Nouveau-Brunswick, c'est que la famille Roy y possède une distillerie depuis 2012. « De temps en temps, on fait des dégustations d'alcool en famille et c'est vraiment devenu une façon de se rencontrer », dit Jonathan Roy.

« Mon frère et moi, on n'avait pas encore l'âge de consommer, mais on a appris dans nos cours de chimie à l'école [en secondaire 1] comment on faisait pour fabriquer de l'alcool », raconte-t-il. « Tant qu'à avoir les cours pratiques, on s'est dit : "On va l'essayer à la maison!" On faisait ça en cachette, dans notre garde-robe. »

Les parents l'ont appris il y a quelques années seulement, semble-t-il.

Plus que du gin

La Distillerie Fils du Roy travaille également sur d'autres produits, notamment un projet d'absinthe.

« L'absinthe a été longtemps interdite au Québec, même au Canada, et récemment les règles ont changé, mais le taux de thuyone, cet élément qui pouvait faire halluciner, est réglementé », affirme le distillateur. « On a fait vérifier le taux de thuyone au laboratoire de la SAQ et on a sorti un petit peu au-dessus de la limite permise, mais c'est quand même toléré, on devra travailler notre recette. »

Selon Jonathan Roy, le produit devrait être disponible avant les Fêtes.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un rottweiler goûte à du citron pour la première fois





Rabais de la semaine