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Une nouvelle ligne électrique de plus de 600 M$ entre la Côte-Nord et le Saguenay

Hydro-Québec projette de construire une troisième ligne de transport d'électricité entre la Côte-Nord et le Saguenay, d'ici six ans.

La société d'État souhaite ainsi améliorer la fiabilité de son réseau pour réussir à répondre à la consommation d'électricité grandissante dans le sud de la province.

« Sur la Côte-Nord présentement, on a eu une diminution de consommation d'électricité et plus au sud on a eu les fermetures des centrales thermiques et de Gentilly II qui amènent à devoir transporter plus d'énergie vers nos grands centres de consommation », explique la conseillère en relations avec le milieu chez Hydro-Québec, Marie-Claude Lachance.

Cette ligne s'ajouterait à celle Chamouchouane-Bout-de-l'Île qui sera bientôt en construction entre le Lac-Saint-Jean et la région de Montréal.

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250 kilomètres, 650 millions de dollars

La nouvelle ligne de 735 kV relierait le poste Micoua, sur la Côte-Nord, et le poste du Saguenay. Une zone est à l'étude, mais le tracé exact reste encore à déterminer.

Au total, jusqu'à 500 pylônes seraient érigés dans un corridor de 250 kilomètres de longueur et environ 150 mètres de largeur par endroit.

Hydro-Québec affirme que cette nouvelle ligne sera plus robuste et qu'elle permettra de maintenir la fiabilité du réseau et de renforcer le corridor Manic-Québec, situé dans des zones à risque élevé de givre et de verglas.

Le projet est évalué de 600 à 650 millions de dollars, selon des estimés basés sur des projets passés.

Retombées locales

Les retombées économiques pour les régions de la Côte-Nord et du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont évaluées à 15 % du coût initial du projet.

Les sous-traitants, le milieu de l'hébergement et la main d'œuvre locale de chantier pourraient notamment bénéficier de ce projet.

Hydro Québec précise que les principaux contrats de construction de la ligne de transport devront être octroyés à l'extérieur de la région, puisque les quatre seules entreprises spécialisées dans ce domaine sont basées ailleurs. Il s'agit de Construction Valard, GLR, TCI Arnaud et Thirau.

La société d'État envisage d'inclure des clauses sur l'embauche de main d'œuvre locale ou autochtone dans les éventuels contrats.

En plus des MRC du Fjord-du-Saguenay, de la Haute-Côte-Nord, de Manicouagan et de Saguenay, les communautés autochtones de Pessamit, d'Essipit et de Mashteuiatsh seront touchées par la construction de la nouvelle ligne.

Participation du public

Hydro-Québec a déjà commencé à rencontrer certaines municipalités pour déterminer un tracé. Dès cet automne, un parcours précis sera soumis au public, qui pourra se prononcer lors de consultations citoyennes.

Une étude d'impact environnemental devrait être soumise en 2018 et le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) devra aussi étudier le projet.

Si Hydro-Québec obtient les autorisations gouvernementales, la construction pourrait commencer en 2019. Il faudra un an pour déboiser et deux ans pour construire la ligne. La mise en service est prévue pour 2022.

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