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Une quinzaine de terrains privés amputés à Pointe-aux-Outardes

Une quinzaine de propriétaires de Pointe-aux-Outardes ont eu toute une surprise au cours des dernières semaines en consultant leur avis de taxe foncière. Ensemble, ils ont perdu l'équivalent de 172 terrains de football sur leurs terres privées.

Un texte de Marlène Joseph-Blais

À la suite d'une rénovation cadastrale menée par le ministère des Ressources naturelles, leurs terrains ont tous été amputés. Au total, 922 486 mètres carrés ont été retranchés de leurs terres situées dans une zone agricole.

Ils ont formé un groupe et tentent d'obtenir des explications. « J'ai perdu le tiers de mon terrain sans être compensé, sans être averti », affirme l'un d'eux, Mario Marin.

À la Municipalité de Pointe-aux-Outardes et à la MRC de Manicouagan, personne n'a pu leur expliquer les raisons de ces changements.

« Si on veut nous exproprier pour une raison, bien qu'on nous exproprie, qu'on nous l'explique et qu'on nous paie la partie de notre terrain », dit une autre propriétaire, Chantal De Verteuil.

C'est en regardant son avis d'imposition de taxe foncière qu'une propriétaire a remarqué que la superficie de son terrain avait nettement diminué, mais pas sa valeur.

Arpenteurs

Des firmes d'arpenteurs sont mandatées par le ministère des Ressources naturelles un peu partout au Québec pour effectuer une révision cadastrale lorsque nécessaire.

Le processus comprend une rencontre entre les arpenteurs et les citoyens concernés. Elle aurait eu lieu à Pointe-aux-Ouardes en 2014, mais ces modifications n'ont pas été abordées, selon les propriétaires.

« J'y ai été moi-même rencontrer les arpenteurs qui m'ont dit qu'ils faisaient des changements mineurs. On a été chanceux que ce ne soit pas majeur parce qu'on perdait tout », raconte Mario Marin.

Révision demandée

Le ministère des Ressources naturelles ne peut dire à qui appartiennent désormais ces bouts de terrain qui longent la rivière aux Outardes.

Certaines images aériennes de Pointe-aux-Outardes laissent croire que ces terres sont submergées, mais ce n'est pas le cas, assurent les propriétaires. Plusieurs résidents du coin y coupent leur bois de chauffage chaque année.

Le ministère des Ressources naturelles confirme seulement que les demandes de révision des 15 propriétaires sont actuellement analysées.

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