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UPAC : Nathalie Normandeau absente au palais de justice mercredi

Nathalie Normandeau n'assistera pas à sa première comparution tant attendue au palais de justice de Québec, mercredi, confirme son avocat. L'ex-vice-première ministre a été arrêtée dans la foulée des arrestations réalisées par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), le 17 mars dernier, en compagnie de six autres personnes, dont l'ancien ministre libéral Marc-Yvan Côté.

Un texte de Cathy Senay

« Elle n'y sera pas. Nous avons pris cette décision après avoir reçu confirmation de la poursuite qu'elle ne doit pas y être », a précisé, lundi, l'avocat de Nathalie Normandeau, Maxime Roy.

Cette décision est loin de surprendre l'avocat-criminaliste Rénald Beaudry. La loi permet depuis bon nombre d'années à un avocat désigné de représenter son client
lors du dépôt de documents, notamment.

« Si c'était ma cliente, je lui aurais dit de ne pas se présenter. Elle n'a rien à dire ou à prouver à ce moment », avance le criminaliste.

« La défense pourra récupérer la divulgation de la preuve. Prendre le temps pendant un mois, deux mois de lire ça, et après ça, de faire un choix si elle veut être jugée par un juge et jury avec enquête préliminaire ou un juge seul, avec ou sans enquête préliminaire, mais elle fera son choix à ce moment-là », ajoute Me Rénald Beaudry.

Sept accusés

L'ex-ministre gaspésienne ne sera pas seule au banc des accusés.

Son ex-chef de cabinet, Bruno Lortie, l'ex-ministre libéral et ancien vice-président de la firme de génie-conseil Roche, Marc-Yvan Côté, l'ex-président de Roche Mario Martel et une ex-vice-présidente et ingénieure de Roche, France Michaud, font face à la justice.

Des accusations sont aussi déposées contre Ernest Murray, ex-responsable du bureau de circonscription de Pauline Marois dans Charlevoix, de même que l'ancien maire de Gaspé François Roussy.

Tous sont accusés de complot, de fraude, d'abus de confiance dans le cadre du financement politique afin d'obtenir ou de conserver un contrat.

L'audience de mercredi servira à déterminer les prochaines étapes du procès. Il faudra compter plusieurs mois avant que se déroule l'enquête préliminaire, et facilement un an avant que le procès débute.

« Il faut être patient. [...] Si l'on prend l'image d'un souper. Mercredi, ce n'est pas l'apéritif. Ce ne sera même pas l'amuse-gueule », prévient Me Beaudry.

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