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Verreault Navigation en pourparlers pour acheter le quai des Méchins

L'entreprise Verreault Navigation discute toujours avec Transports Canada afin d'acquérir le quai des Méchins. Le chantier maritime est déjà le principal utilisateur des installations.

Un texte de Joane Bérubé avec la collaboration de Maude RivardVerreault Navigation a envoyé son avis d’intention au printemps 2016. Le Groupe Maritime Verreault est maintenant à l’étape des devis et des évaluations afin de déposer une proposition d’acquisition.

Les experts mandatés devraient notamment établir l’état du quai, le type de travaux effectués dans le passé, les coûts d’entretien, les aspects légaux et financiers, etc.

« La proposition qui sera déposée tiendra compte de la mise à niveau, s’il y a lieu, mais c’est ce qu’on croit, et il y aura également un deuxième volet d’adaptation des installations portuaires à nos activités », explique le vice-président exécutif du Groupe Maritime Verreault, Simon Riopel.

La proposition qu’élabore présentement le Groupe servira de base à la négociation avec le gouvernement fédéral. « Ce qui va s’ensuivre, l’avenir nous le dira. À tout le moins, il y a une belle ouverture de la part de Transports Canada et le projet avance bien », commente le vice-président.

De la phase 1 à la phase 2

Des travaux effectués entre 2014 à 2016 ont permis au chantier maritime de doubler la superficie de sa cale sèche. Le Groupe peut maintenant accueillir jusqu’à quatre navires à la fois.

« On travaille en ce moment à la phase 2 de ce même projet d’expansion et une des parties de ce projet réside dans une adaptation du quai des Méchins à nos opérations », précise le porte-parole du Groupe.

Le transfert de propriété du quai s’inscrit donc dans le projet de Verreault Navigation d’allonger sa cale sèche de 60 mètres.

Verreault veut aussi porter la largeur de sa porte à plus de 56 mètres afin de l’adapter à celle de sa cale sèche, ce qui lui permettrait d’accueillir des navires plus imposants, comme les Panamax.

« On veut également approfondir légèrement la cale sèche », ajoute M. Riopel, en vue d’améliorer la marge de manoeuvre lors des mouvements de navire, qui sont présentement dépendants des marées. L’entreprise veut aussi profiter des travaux pour centraliser sa gestion dans un seul et unique bâtiment.

L'an dernier, le Groupe Maritime Verreault évaluait l’ensemble de ses travaux à 36 millions de dollars.

Le financement, les contraintes environnementales ainsi que les défis d’ingénierie que représentent ces travaux sont toujours à l’étude.

Pénurie de personnel

En attendant, selon Simon Riopel, l’année 2017 aura été la meilleure du chantier en 60 ans d’existence. Le volume des opérations a, dit-il, atteint des niveaux records.

Jumelée à la première phase de l’agrandissement, cette croissance a toutefois généré certains problèmes de recrutement. « On regarde, précise M. Riopel, pour sortir de la province et possiblement du pays en raison de certains métiers qui sont en grande pénurie. »

L’entreprise aurait besoin d’une cinquantaine d’employés syndiqués supplémentaires, dont des peintres, des mécaniciens, des journaliers et des soudeurs. « On estime qu’avec une équipe de 250 personnes, cadres et employés, on serait capables de soutenir l’actuel volume des opérations », explique le gestionnaire.

Le Groupe se penche aussi actuellement sur ses besoins de main-d’oeuvre en fonction du volume d’activité qui sera généré par la deuxième phase de son agrandissement.

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