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Villa du Bel-Âge : le CISSS va resserrer la surveillance des résidences

Radio-Canada a appris que le Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent va resserrer ses mécanismes de surveillance des résidences privées pour personnes âgées dans la foulée de la fermeture de la Villa du Bel âge de Sainte-Angele de Mérici.

Rappelons que l'inspection menée par le Centre de santé dans cette résidence a fait état d'abus physiques, de soins d'hygiène incomplets, d'une sécurité déficiente et de négligence envers les résidents.

La directrice du programme Soutien à l'autonomie des personnes âgées, Cathy Bérubé, explique qu'un plan d'action sera mis en place au cours des prochaines semaines. En vertu de ce plan, le Centre de santé va mener des audits et des rencontres dans les 154 résidences privées du Bas-Saint-Laurent, et ce, au moins une fois par an.

La commissaire aux plaintes va également mener une tournée de la région pour informer les personnes âgées de leurs droits. Des politiques en matière de prévention de la maltraitance seront aussi revues.

Selon madame Bérubé, cela devrait éviter que des événements comme ceux de la Villa du Bel Âge se reproduisent « On va agir de façon plus précoce. Et en étant plus présents, on pense que s'il y a des situations qui pourraient se développer, ou qui auraient pu se développer, on va être plus en mesure de les prévenir », explique-t-elle.

Jusqu'ici, le principal moyen de surveillance était les contrôles administratifs faits aux renouvellements de certification.

Une part de responsabilité?

Le CISSS ne reconnaît pas une part de responsabilité face aux abus commis à la Villa du Bel Âge. Cathy Bérubé affirme plutôt qu'on avait besoin d'un déclencheur pour mener une enquête. Elle affrime que le CISSS a agi dès la journée où il a obtenu des informations au sujet d'une possible maltraitance et qu'il n'aurait pas pu le savoir avant.

Dans le rapport, on apprend qu'il y avait eu des plaintes en 2009 et 2011 au sujet de cette résidence, mais qu'elles ne concernaient pas d'allégations de maltraitance, plutôt des questions de sécurité incendie.

« À travers l'enquête qui a été faite, c'est sûr qu'on a découvert des choses. Et c'est à partir de là qu'on a pu remonter dans le temps, mais de façon limité toutefois. Parce que le personnel a bougé et les résidents ne sont pas nécessairement les mêmes », conlut madame Bérubé.

D'après les informations d'Ariane Perron-Langlois

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