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Visite du musée Louis-Langlois de Pointe-aux-Anglais

Le musée Louis-Langlois, dans le village de Pointe-aux-Anglais, sur la Côte-Nord relate un pan important de l'histoire du Québec. Il raconte l'histoire du naufrage de 16 des 76 bateaux de la flotte de l'amiral Walker, au 18e siècle, alors qu'il allait conquérir Québec.

Un texte de Laurence Royer

Malgré sa taille et sa petite population, le village de Pointe-aux-Anglais près de Port-Cartier sur la Côte-Nord possède un riche patrimoine culturel, selon la guide au Musée Louis-Langlois, Laura Delauney.

La guide affirme que les visiteurs sont surpris d’apprendre qu’un tel naufrage a eu lieu au large du village en 1711 et qu’il est possible d’observer des boulets de canon et d’autres objets qui se trouvaient à bord des bateaux de l’amiral Walker.

Au cœur de Pointe-aux-Anglais, la maison Louis-Langlois a été la première résidence construite dans le village.

Louis Langlois est arrivé à Pointe-aux-Anglais en 1873. La maison a ensuite été léguée de père en fils. Elle a notamment été l’hôte d’un magasin général puis d’un bureau de poste entre 1920 et 1930. La famille Langlois a ensuite légué la maison pour en faire un musée en 1994.

Alors qu'ils habitaient le village, les Langlois se sont intéressés au naufrage d'une partie de la flotte de l'amiral Walker qui avait eu lieu au large. Pendant des années, la famille Langlois a amassé des objets du site du naufrage. En 1994, lors du lègue de la maison, la famille a également fait don de ces objets au musée Louis-Langlois, qui relate l'histoire de la flotte anglaise.

« Ça parle du naufrage de l'amiral Walker qui s'est passé en 1711 à l'île aux œufs. Il avait une flotte de 70 navires, il y avait 12 000 hommes en tout et il s'en venait conquérir Québec », explique Laura Delauney.

C'est d'ailleurs cet échec des Anglais qui a donné son nom à la cathédrale Notre-Dame-des-Victoires à Québec.

Le musée raconte également l'histoire des villages de Pointe-aux-Anglais et de Rivière-Pentecôte. Des artéfacts donnés par des citoyens des deux communautés y sont présentés.

On y retrouve aussi, entre autres, des horaires de traversier datant des années 1940. « C'est sûr qu'il n'y avait pas de route sur la Côte-Nord à l'époque. On voit qu'il y avait des horaires de traversier pour aller dans chaque village », indique la guide.

Des pièces sauvées du phare de l'île aux Oeufs ainsi que de l'ancienne église de Pointe-aux-Anglais y sont également exposées.

Entre les mois de juin et d'août, les visiteurs viennent de partout au Québec, des États-Unis et même de la France pour s'imprégner de cette parcelle d'histoire de la Côte-Nord et du Québec.

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