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Wagon Lynnewood : Patrimoine Canada dit non à Train Océan 150

Patrimoine Canada ne financera pas le projet de Train Océan 150 déposé par la Ville d'Amqui dans le cadre du 150e anniversaire de la Confédération canadienne.  Le maire Ruest n'a pas l'intention de lâcher prise et demande une rencontre avec la ministre responsable, Mélanie Joly.

Un texte de Joane Bérubé

Le maire d'Amqui, Gaétan Ruest, a appris la nouvelle cette semaine lors d'une discussion téléphonique avec une attachée politique de la ministre du Patrimoine. Une lettre officielle devrait parvenir à M. Ruest sous peu.

Un projet qui ne respecte pas les critères du fonds

Le bureau de la ministre du Patrimoine confirme qu'une lettre de refus a été expédiée, mais ne veut pas se prononcer sur la validité du projet. Train Océan 150e, explique-t-on, ne répondrait pas aux critères du fonds. Le ministère a reçu jusqu'à maintenant 1900 propositions et 9 projets sur 10 ont été refusés jusqu'à maintenant.

Le député libéral fédéral d'Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Rémi Massé, qui appuie le projet, ajoute que selon les recherches effectuées par Patrimoine Canada, la valeur patrimoniale pour le Canada du wagon Lynnewood n'est pas établie puisque le wagon aurait surtout circulé aux États-Unis.

Une possible explosion des coûts de rénovation du wagon Lynnewood a aussi pesé dans la balance. « Il y a une crainte. C'est comme rénover une vieille propriété, on a souvent des surprises et les coûts peuvent augmenter rapidement », explique le député.

Rémi Massé croit toutefois qu'un projet remanié pourrait être déposé à un autre programme, soit le fonds Espace culturel qui correspondrait plus aux besoins de Train Océan 150.

Réserves de Via Rail

De son côté, Via Rail avait aussi émis des réserves sur le projet, à la fin juillet, notamment au sujet de la sécurité. L'entreprise a expliqué qu'il fallait vérifier si le wagon est conforme à la Loi sur la sécurité des transports avant d'aller de l'avant. Selon Via Rail, l'autorisation du ministère sera essentielle pour que le wagon puisse être arrimé à un train et circuler.

Via Rail a aussi fait savoir qu'elle ne disposait pas des budgets nécessaires pour financer une telle aventure. En tant que société d'État, l'entreprise n'est pas non plus admissible aux subventions gouvernementales.

Gaétan Ruest demeure malgré tout fermement convaincu de la valeur de son projet.

Le chemin de fer de la Confédération

Pour M. Ruest, la construction du chemin de fer demeure un des principaux éléments fondateurs du pays.

Seul le premier ministre, croit-il, peut dénouer l'impasse et autoriser le financement du projet. « Dans ma tête à moi, ça passe par M.Trudeau qui dit : ."on ne peut pas avoir des fêtes du 150e sans avoir un train commémoratif qui traverse le pays" », soutient Gaétan Ruest.

En attendant la réponse officielle du gouvernement, le maire a écrit jeudi un courriel à la ministre pour solliciter une rencontre.

Le maire compte sur les nombreux appuis qu'il a reçus dont ceux des maires de Montréal, de Québec, de Lévis et de municipalités du Nouveau-Brunswick comme Caraquet ou Bathurst pour l'aider à convaincre les bailleurs de fonds. « Je ne lâcherai pas tant que je n'aurais pas un non de Justin Trudeau lui-même », promet-il.

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