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1,5 M$ pour un centre d'expertise en santé mentale à l'UdeS

L'Université de Sherbrooke a annoncé, jeudi, la création d'un centre d'expertise en santé mentale visant spécifiquement les jeunes en difficulté et leur famille. Ce centre voit le jour grâce à un don de 1,5 M$ sur 10 ans de RBC Banque Royale

L'Université offre déjà à la population des services d'évaluation et d'intervention, une douzaine de cliniques qui accompagnent les jeunes et les adultes qui éprouvent des troubles d'apprentissage ou différents problèmes de santé mentale.

Or, ces cliniques travaillaient jusqu'ici de manière isolée. Elles ont chacune leur horaire, leur réalité et leurs contraintes.

« L'objectif dans ce projet est de décloisonner tout ça et de faire que les cliniques universitaires travaillent ensemble autour d'une population commune et avec le réseau », explique Robert Pauzé, professeur au département de psychoéducation de l'Université de Sherbrooke.

Cette concertation facilitera l'accessibilité pour les familles à la recherche de soutien et leur assurera une meilleure continuité dans l'offre de services. Des organismes du milieu communautaire seront aussi invités à participer à l'initiative.

Un jeune Québécois sur trois de 15 à 24 ans présente un niveau de détresse psychologique élevée. L'anxiété, la phobie et la dépression sont parmi les principaux problèmes de santé pour cette catégorie de la population.

Cette statistique est en hausse depuis plusieurs années principalement en raison d'une meilleure détection des troubles de santé mentale, selon l'expert.

Le projet vise d'ailleurs une réduction du nombre de personnes nécessitant des services en santé mentale grâce à un dépistage précoce.

Miser sur la prévention et la famille

Des projets de prévention dans les milieux scolaires seront ainsi mis en place grâce à ce nouveau centre.

« On va pouvoir détecter des enfants très rapidement qui commencent à développer certains symptômes. On veut développer des interventions directes de première ligne en milieu scolaire, pour éviter que ces problèmes deviennent plus importants », assure-t-il.

L'objectif sera aussi d'offrir des services de soutien aux familles dont un des enfants est touché par un problème de santé mentale. Selon Robert Pauzé, celles-ci devraient être davantage intégrées dans les modèles d'intervention.

« Il y a un manque de connaissances sur la manière d'intervenir avec les familles. Souvent la famille vit de la détresse et ça peut contribuer au problème de l'enfant. »

Le nouveau centre sera aussi un lieu de formation pour plusieurs étudiants de l'Université de Sherbrooke.

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