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11 septembre 2001 : ce qui a changé à Stanstead

Depuis les événements du 11 septembre 2001, les choses ont bien changé à Stanstead en Estrie. Collée sur les États-Unis, la municipalité de 3000 habitants sent bien les effets de cette attaque terroriste qui a fait 2700 morts.

Selon le maire de l'endroit, Philip Dutil, les citoyens se sentent mieux protégés. « Il y a une grosse présence de la GRC et aux États-Unis, il y a une grosse présence de la Border Patrol. C'est un peu plus compliqué de traverser aux États-Unis, mais je pense qu'on s'est adapté et habitué à cela. »

Il n'est pas le seul à croire que ce n'est plus aussi simple se rendre de l'autre côté de la frontière. Plusieurs critiquent l'intransigeance des douaniers américains. « C'est sûr que c'est plus compliqué, mais il faut vivre avec. En même temps, on comprend que c'est pour notre sécurité. Ce n'est pas comme quand on était petits et qu'il n'y avait pas de frontière : on allait jouer avec nos amis aux États-Unis », se rappelle une citoyenne, Lise Duquette.

Depuis 2007, il n'est plus possible de traverser la douane sans un passeport. Aussi, de multiples caméras de surveillance sont prêtes à alerter les patrouilleurs si une personne met un pied de l'autre côté sans le déclarer. Pour prévenir les erreurs, la Municipalité de Stanstead a d'ailleurs barré plusieurs rues.

« Quand tu traversais aux États-Unis par accident, les gens recevaient une amende de 5000 $. C'était un peu fatigant pour un citoyen qui s'était trompé. En mettant différentes barrières, des pots de fleur même, le problème a été réglé », explique le maire Dutil.

Victimes de racisme?

Le renforcement des règles au poste-frontière de Stanstead a également changé la vie de la communauté musulmane de Sherbrooke qui compte 3500 personnes. Certains vont même jusqu'à dire qu'ils sont victimes de racisme.

« Une fois, j'étais de retour des États-Unis où j'avais passé l'été. J'ai été le seul dans l'autobus qui a été fouillé et à fond. Pendant une heure, ils ont cherché tout ce qu'ils pouvaient, mais ils n'ont rien trouvé bien sûr. Je me sentais mal parce que, à cause de moi, tout le bus avait du retard », raconte Abdelilah Hamdache.

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