Retour

20 000 élèves de l'Estrie privés de transport scolaire

Des milliers de parents devront se trouver un plan b ce matin alors que les chauffeurs d'autobus syndiqués CSN sont en grève.

En Estrie, quatre commissions scolaires sont touchées par la grève des chauffeurs : celle de la Région-de-Sherbrooke, des Sommets, des Hauts-Cantons et Val-des-Cerfs. Au total, plus de 20 000 élèves de la région sont privés de transport.

Les chauffeurs de l'Estrie se rendront à Québec pour une manifestation nationale.

La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) rappelle aux parents d'être prudents près des écoles puisqu'on prévoit une circulation plus dense. D'ailleurs, la CSRS a sensibilisé le Service de police de Sherbrooke d'augmenter la surveillance. La police indique ne pas avoir augmenté ses effectifs, mais que les patrouilleurs seront plus présents dans les secteurs où on retrouve des écoles.

On invite d'ailleurs les parents à faire du covoiturage pour diminuer le flot de véhicules.

De son côté, la Société de transport de Sherbrooke (STS) se dit prête à faire face à la situation, mais rappelle que « cette perturbation pourrait générer un volume de véhicules automobiles plus important que d’habitude et occasionner par le fait même des retards sur le réseau ainsi qu’un achalandage accru dans les autobus », indique-t-on dans un communiqué.

On encourage donc les clients de la STS à partir plus tôt ou à prévoir un temps de déplacement plus long.

Grève illégale

Dans l'ensemble du Québec, la grève devait toucher 44 commissions scolaires. Finalement, elle ne touchera que 39 commissions scolaires, car le tribunal a déclaré la grève illégale dans certains cas. Cette journée de grève est illégale parce que ces syndicats de chauffeurs d'autobus d'écoliers n'avaient tout simplement pas acquis le droit de grève. Les syndiqués ne peuvent en effet faire la grève lorsqu'une convention collective est encore en vigueur.

Les chauffeurs d’autobus scolaires, dont le salaire moyen est de 20 000 $ par année, demandent notamment une augmentation de 2600 $ par année, soit 8,5 %. Ils réclament également que leur salaire soit indexé annuellement.

Le salaire des chauffeurs d’autobus est négocié entre ceux-ci et les transporteurs scolaires. Cependant, ce sont les commissions scolaires qui négocient avec les transporteurs l’enveloppe qui leur sera allouée. Les syndicats demandent donc au gouvernement de revoir le financement des transporteurs scolaires à la hausse, mais également la façon dont ils sont financés.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Un gros chien fait des vagues en apprenant à nager





Rabais de la semaine